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Dossier : Coronavirus Covid-19

Bordeaux : "Un tiers des étudiants ont des indicateurs de dépression", selon le président de l'université

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Par , France Bleu Gironde

Alors que la plupart des étudiants ne sont pas revenus à la fac depuis plusieurs mois, le président de l'université de Bordeaux Manuel Tunon de Lara estime ce matin qu'un tiers d'entre eux ont "des indicateurs d'anxiété ou de dépression". Il écarte la date du 20 janvier pour un retour sur site.

Manuel Tunon de Lara, président de l'université de Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi matin.
Manuel Tunon de Lara, président de l'université de Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi matin. © Radio France - Bastien Munch

"Même si ça ne touche pas tous les étudiants, il y a un besoin de prise de conscience", explique le président de l'université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara, mardi 12 janvier sur France Bleu Gironde. "Les plus fragiles sont vulnérables. A Bordeaux, les enquêtes actuelles montrent qu'environ un tiers des étudiants ont des indicateurs d'anxiété ou de dépression", indique-t-il, alors qu'un étudiant s'est défenestré de sa résidence à Lyon samedi. Les étudiants sont de plus en plus nombreux à dire leur souffrance, alors qu'ils suivent depuis plusieurs mois les cours à distance. 

"Il n'y a pas vraiment de profil type", continue Manuel Tunon de Lara. "Les situations sont très variables, entre ceux qui sont seuls dans leur logement, ce qui est un facteur aggravant, mais également les étudiants étrangers loin de leur famille et isolés." Le président de l'université de Bordeaux pointe aussi les étudiants "dans des situations précaires parce qu'ils ont perdu leur job". 

Une augmentation de jauge pour le mois de février ?

Manuel Tunon de Lara écarte d'ores et déjà la date du 20 janvier pour un retour aux cours en présentiel. "Ça n'est pas possible au regard de la situation", explique-t-il. "On discute avec le ministère d'une augmentation de jauge pour le mois de février. Ce qui est important, c'est de ne pas avoir un deuxième semestre comme le premier", s'inquiète le président de l'université de Bordeaux, tout en insistant sur le fait que "les universités n'ont pas été des clusters, il y a eu plus de clusters dans les entreprises que dans les universités". D'ici le mois de février,un accueil ciblé d'étudiants par groupe de dix est organisé sur le campus pour un accompagnement, dans la même veine que le tutorat.

"La crainte des présidents d'université, c'est qu'on ait un peu plus de décrochage", admet Manuel Tunon de Lara, également président de la conférence des présidents d'université. "C'est le temps des examens et on est attentifs à ça. Je ne pense pas que ce sera une année blanche parce que les étudiants savent s'adapter pour la majorité d'entre eux. On craint surtout pour les première année et ceux qui sont habituellement 'candidats' au décrochage. Il y aura une année à reprendre dans le fil de leurs études, et on le fera."

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