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Rentrée scolaire en Berry : cinq questions au DASEN de l'Indre, Jean-Paul Obellianne

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Par , France Bleu Berry

Ce lundi marque la reprise des cours pour les 455 000 élèves de Centre-Val-de-Loire après les vacances de Pâques. Des cours à distance, toujours, avant le 11 mai et le début du déconfinement.

Jean-Paul Obellianne, DASEN de l'Indre
Jean-Paul Obellianne, DASEN de l'Indre © Radio France - Gaëlle Fontenit

Ils vont reprendre les cours, mais pas les chemins de l'école : les quelque 80 000 élèves du Berry (et leurs parents) se remettent ce lundi, aux cours à distance, confinement oblige. Pour faire le point sur cette école à distance, et sur le déconfinement, Jean-Paul Obellianne, DASEN (directeur académique des services de l'éducation nationale) de l'Indre répond à nos questions. 

A quoi va ressembler la rentrée des classes ce lundi ?

Jean-Paul Obellianne : "Ce sera une rentrée comme avant, à distance toujours. On continue aussi l’accueil des enfants de soignants et des forces de sécurité intérieure : une quinzaine d’écoles accueillent entre 60 et 80 enfants dans l'Indre - et je rends hommage aux enseignants volontaires."

Les deux semaines de vacances ont-elles permis de faire le point avec les enseignants ?

Jean-Paul Obellianne : "Nous les avons laissés déconnecter et prendre des vacances, parce qu’ils ont beaucoup travaillé, c’était un gros investissement. Environ 150 d'entre eux se sont quand même portés volontaires pour les "vacances apprenantes", ce dispositif qui permet d'accompagner les élèves volontaires à distance, pendant une semaine, pour consolider leurs acquis."

"En revanche, le ministre Jean-Michel Blanquer a prévu des Etats généraux du numérique à l'automne, pour tirer les grands enseignements de cette "école à distance" avec un peu de recul. Beaucoup de choses semblent intéressantes, il y a des difficultés bien sûr, mais il y aura certainement du positif à retirer de cette expérience."

Quelles impressions, quelles remarques remontent de la part des parents et des élèves ? 

Jean-Paul Obellianne : "Nous avons eu quelques messages de parents qui nous disent avoir découvert une partie du métier d'enseignant, avec une pointe d'admiration car ils ne pensaient pas que cela pouvait être aussi compliqué. Et puis il y a des parents plus démunis. Ce que nous retenons, c'est qu'il va falloir, notamment dans les quartiers les plus populaires, continuer à accompagner les élèves et les parents sur la question du numérique, et tout ce qui fait maintenant le cœur de l'apprentissage au quotidien."

Le décrochage scolaire a-t-il augmenté avec l'école à la maison ?

Jean-Paul Obellianne : "Il y a eu quelques bonnes surprises, certains élèves se sont "réveillés" à l'occasion du travail à distance, d’autres ont confirmé leur problématique de début de décrochage. L’Indre est dans la moyenne nationale, environ 4% de décrochage, même si cela reste encore à affiner.

"Mais c’est aussi pour ça que l’on reprend à partir du 11 mai progressivement : pour récupérer tout le monde, faire le bilan, consolider ce qui a été vu, ce qui n'a pas été vu, etc. Pour que les élèves ne restent pas non plus six mois sans aller à l’école, car de toutes façons, même si les enseignants se sont décarcassés, le système actuel fonctionne quand même moins bien que d’être en classe avec ses camarades et l’enseignant."

A quoi va ressembler, justement, la reprise de l'école lors du déconfinement ? 

Jean-Paul Obellianne : "Un cadre national sera annoncé cette semaine par le Premier ministre, qui sera suivi d'un ajustement local. On connaît les grands principes : la progressivité de la reprise, la souplesse et l'adaptation locale. Ce qui nous manque encore, ce sont les hypothèses, les modalités sur les dates précises de rentrée selon les niveaux, les masques... Tout cela doit encore être confirmé."

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