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"C'est un gâchis" : la colère des habitants expropriés à Bourogne après l'annonce de la fermeture d'Antargaz

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

À Bourogne, Antargaz a annoncé la fermeture du site. Elle survient quatre mois seulement après les dernières démolitions de maisons expropriées dans le cadre de la mise en place d'un plan de prévention des risques technologiques. Les habitants concernés font part de leur amertume.

Une des maisons rasées après l'expropriation à Bourogne.
Une des maisons rasées après l'expropriation à Bourogne. © Radio France - Marie Roussel

Dans le Territoire de Belfort, à Bourogne, près du dépôt de gaz liquide Antargaz, on peut encore voir ces larges rectangles de terres, seuls vestiges des maisons démolies. Celle de Fabrice se trouvait rue de Delle. "On avait une grande maison, avec vingt-cinq ares de terrain et 220 mètres carrés de maison. C'était une très belle maison, qu'on avait rénové de nos propres mains. On l'aimait notre maison." Comme les sept autres foyers expropriés, Fabrice et sa famille ont du quitter leur habitation il y a cinq ans, dans le cadre de la mise en place d'un plan de prévention des risques technologiques. "Ça a été dur pour mes enfants, il y a eu des dégâts psychiques."

Plus de deux millions quatre-cent-mille euros dépensés

Quand il a appris la fermeture du site d'Antargaz, Fabrice a senti la colère monter en lui. "C'est un gâchis, c'est une honte." Même sentiment d'amertume du côté de l'association Eco-Vigie, à l'époque mobilisée dans le dossier. "Tout ça pour ça, se désespère Pierre Leguen, secrétaire de l'association de riverains de Bourogne. On a quand même passé des heures, des soirées entre le local et la préfecture pour essayer d'en tirer le maximum." 

Du temps passé, et de l'argent public gaspillé : plus de deux millions 400 000 euros ont été dépensés par les collectivités pour financer les expropriations et les travaux. Contacté, le maire Baptiste Guardia ne souhaite pas commenter pour l'instant. "C'est trop frais", explique l'élu  qui dit attendre des réponses de la part d'Antargaz notamment sur l'éventualité d'obtenir des compensations de la société. 

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