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Éducation

Carte scolaire : les parents d'élèves de Mezières-en-Brenne restent mobilisés

mercredi 14 février 2018 à 18:16 Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry

La carte scolaire devrait valider la suppression d'une classe à Mezières-en-Brenne à la rentrée prochaine malgré une forte mobilisation des parents d'élèves. Ils sont décidé à poursuivre tout de même leur combat.

L'école de Mezières-en-Brenne pourrait perdre une classe à la rentrée
L'école de Mezières-en-Brenne pourrait perdre une classe à la rentrée © Radio France - Gaëlle Fontenit

Mézières-en-Brenne, France

A l'annonce de la nouvelle, les parents s'interpellent : "On est catastrophé. On pensait qu'on pourrait encore faire valoir nos arguments... Mais on se rend compte que c'était joué d'avance" s'énerve une mère de famille. "Il y a beaucoup de colère... Pour faire des CP à douze élèves dans les zones d'éducation prioritaire, on fait des classes de CP/CE1 à 25 chez nous ! C'est encore une fois les campagnes qui paient pour les villes" insiste une autre. 

L'école compte 74 enfants répartis sur 4 classes. Et si Pierre-François Gachet, l'Inspecteur d'académie de l'Indre, est revenu sur certaines suppressions de postes, ramenant à 20 -au lieu de 28 initialement annoncées- le nombre de classe supprimé dans l'Indre, il n'a pas pu ré affecter le poste de Mezières-en-Brenne. 

"Dans les zones rurales aussi, nous avons des enfants en difficulté. Et tout est plus compliqué : certains parents travaillent loin, à Châteauroux par exemple, et ils doivent laisser les enfants dès 7h à la garderie. Ces enfants arrivent avec 2 heures d'avance. Cela change les conditions d'enseignement. Comment leur donner envie de lire ? Comment leur montrer comme c'est un plaisir d'apprendre ? Il y a une vraie fatigue pour ces enfants, et la nier c'est injuste. "

Les parents soulèvent également la question des temps de trajets, et l'éloignement des sites culturels. "Il faut une heure par exemple pour conduire un enfant qui a besoin d'un suivi particulier chez la psychologue scolaire. Puis il y a l'entretien. Puis le retour. L'enfant, qui est déjà en difficulté, perd en plus deux heures d'apprentissage ! Le tout dans une classe à 25... " explique Noëlle, déléguée des parents d'élèves.  

Les parents font circuler une pétition et annoncent qu'ils vont continuer à se mobiliser.