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Éducation

Ce jeune tourangeau rêvait d'être infirmier, Parcoursup a douché ses espoirs

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Par , France Bleu Touraine

C'est l'un des naufragés de Parcoursup ! Guylian Aladavid, un jeune Montois de 19 ans, n'a eu aucune des quatre écoles d'infirmiers qu'il avait demandées. Il se retrouve dans l'incertitude la plus complète à quelques jours de la rentrée, et malgré tout un parcours tourné vers l'aide à la personne.

Guylian Aladavid a multiplié les démarches depuis des semaines pour obtenir gain de cause auprès de Parcoursup
Guylian Aladavid a multiplié les démarches depuis des semaines pour obtenir gain de cause auprès de Parcoursup © Radio France - Annabelle Wanecque

Indre-et-Loire, France

Elle devait mettre fin aux errances d'APB, il semble que Parcoursup, la nouvelle plateforme d'admission post bac, ne fasse pas que des heureux ! Guylian Aladavid fait partie des mécontents. Cet habitant de Monts âgé de 19 ans n'a pas eu les écoles d'infirmiers qu'il demandait, malgré la prépa qu'il avait fait exprès pour ça l'an dernier. Guylian n'est d'ailleurs pas le seul dans son cas. 

8000 candidats pour seulement 1000 places en région Centre Val de Loire

Pour leur première année sur Parcoursup, les IFSI, les Instituts de formation en soins infirmiers, ont été victimes de leurs succès. Cette formation a été la plus demandée sur la plateforme. Plus de 100 000 candidats pour seulement 31 000 places. Et forcément énormément de déçus qui n'ont toujours aucune solution de secours aujourd'hui. 

Guylian est dans l'incompréhension la plus totale. Surtout qu'il estime avoir coché toutes les cases. Son année de prépa d'abord, qu'il a assuré en même temps qu'un travail d'agent hospitalier dans une maison de retraite (l'EHPAD Debrou à Joué-lès-Tours). Sa formation pour devenir pompier volontaire ensuite. Alors quand il reçoit les premiers résultats de Parcoursup il y a déjà plusieurs mois, c'est la douche froide. "Je me suis demandé ce qu'il fallait faire pour être bien placé, car je pensais avoir fait beaucoup de choses et me retrouver 4000ème sur liste d'attente, j'ai trouvé ça énorme". 

"Est-ce que les notes de première et de terminale font d'un élève un bon infirmier ?" - Isabelle, mère de Guylian

Au rectorat, on admet que Guylian n'est pas seul dans son cas. 8000 jeunes se sont portés candidats pour seulement 1000 places dans les écoles d'infirmiers de la région. Pour Guylian, il semble qu'il ait été desservi par ses notes de 1ère et de terminale.  Bruno Etienne est le chef du service académique d'information et d'orientation. "Ce n'est pas scandaleux de s'appuyer essentiellement sur les notes car c'est un principe d'équité pour départager les candidats. Je suppose que dans son cas, il devait être bien positionné sur le plan de la motivation mais que ses résultats scolaires n'ont pas permis qu'il soit suffisamment bien classé". 

"Est-ce que les notes de lycée font d'un élève un bon infirmier ?" s'insurge Isabelle, la mère de Guylian. La famille a en tout cas multiplié les démarches depuis des semaines, elle a écrit au président de la République (qui lui a répondu saisir deux de ses ministres, sans nouvelles depuis), elle a téléphoné aux écoles, envoyé des courriers, s'est rendu sur place. En vain. Mère et fils parlent aujourd'hui d'un sentiment d'injustice.

Il a été proposé à Guylian un "dispositif rebond" à l'université de Tours. Un dispositif créé par le gouvernement à la mi juillet pour répondre à la situation d'une partie des élèves qui n'ont été pas été reçus en école d'infirmier. Il y aura 40 places à l'université de Tours. Le dispositif sera mis en place dans les prochains jours, assure-t-on au rectorat. Mais pour la famille de Guylian, tout cela s'apparente à une perte de temps. Sans aucune garantie d'être pris en école d'infirmier l'an prochain.

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