Éducation

Ce que représente l'enseignement privé en Haute-Garonne

Par Bénédicte Dupont, France Bleu Toulouse jeudi 1 septembre 2016 à 8:49

En tout, 12.6% des enfants sont scolarisés dans le privé en Haute-Garonne.
En tout, 12.6% des enfants sont scolarisés dans le privé en Haute-Garonne. © Radio France - Audrey Tison

À peine 13% des enfants scolarisés en Haute-Garonne le sont dans un établissement privé, sous ou hors contrat. Mais très lentement, l'enseignement privé grapille des places au public. Notre invité en ce jour de rentrée : on les entend rarement, un professeur représentant du Snec-CFTC à Toulouse.

En Haute-Garonne, 130.000 élèves environ font leur rentrée ce jeudi dans le premier degré, 111.400 dans le second degré. Sur 130.000 enfants en maternelle et élémentaire, 119.000 sont inscrits dans des écoles publiques, ils ne sont que 12.500 dans le privé, à peine 10%.  La même proportion est observée dans les collèges-lycées haut-garonnais, dans une moindre mesure : 16,6% des élèves sont scolarisés dans des établissements privés, sous ou hors contrat avec l'Etat.

Frédéric Audouy est professeur d'économie-gestion dans l'un des plus gros lycées privés (sous contrat avec l'Etat comme 70% des établissements privés de Haute-Garonne) de Toulouse, Sainte-Marie-de-Nevers, 1.200 élèves. Il enseigne aussi à l'Institut Limayrac. Il représente le Snec-CFTC (Syndicat national de l'enseignement chrétien).

INVITE - Frédéric Audouy, professeur dans le privé à Toulouse et représentant Snec-CFTC

Les effectifs dans le privé progressent plus vite que dans le public

Y a t-il une migration des familles du public vers le privé ? Non répond le rectorat. Pas vraiment si on observe en effet les chiffres de l'académie : cette année, le privé représente 12.62% des effectifs globaux. Il y a deux ans, c'était 12.54% des élèves en Haute-Garonne. Microscopique progression qui s'observe aussi à la lecture de la pression démographique que connait le département. Dans le premier degré, quand les effectifs dans le public augmentent de 1.8% en deux ans, ceux du privé connaissent une progression de 2.9%. Dans le second degré, le parallèle est similaire : +4% dans le public, +5.1% dans le privé.

Nous ne formons pas une élite. Le privé sous contrat accueille tous les élèves sans distinction de revenus, il y a autant de boursiers qu'ailleurs. Les tarifs sont progressifs.  Ce "mieux" c''est peut-être plus d'encadrement, plus de réussite parfois, plus de discipline et de suivi. — F. Audouy

Frédéric Audouy (Snec-CFTC), professeur au lycée privé Ste Marie de Nevers, à Toulouse. - Radio France
Frédéric Audouy (Snec-CFTC), professeur au lycée privé Ste Marie de Nevers, à Toulouse. © Radio France - Alban Forlot

L'enseignement privé jouit pourtant d'une réputation indéniablement meilleure que le public. Vraie ou fausse, les auditeurs de France Bleu Toulouse avaient la parole ce jeudi matin.

Dans le privé, il y a moins d'absentéisme, moins de grèves chez les enseigants, un meilleur suivi, une interaction qui existe vraiment entre parents et profs. — Christophe, de Saint-Jory

Selon la rectrice Hélène Bernard, "il n'y a pas de fuite du public vers le privé. Notre académie est très marquée par la très forte prégnance du public, à l'exception de l'Aveyron". L'Aveyron est en effet un département où le privé représente un tiers des effectifs, ce qui peut s'expliquer par la forte influence catholique dans ce département rural.

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