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"Certains ne sont même pas des élèves" : dans le Val-de-Marne, les blocages de lycées font craindre des débordements

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Les blocages de lycées dans le Val-de-Marne ont encore dégénéré ce mardi. Alors qu'un établissement de Chennevières-sur-Marne est resté fermé toute la journée après des violences en marge d'une manifestation lycéenne, c'est le lycée Guillaume Budé qui a dû être débloqué par les policiers.

Devant le lycée Guillaume Budé, les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour débloquer l'entrée.
Devant le lycée Guillaume Budé, les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour débloquer l'entrée. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Ils avaient annoncé un mardi noir. Les lycéens étaient appelés à manifester ce mardi et à bloquer leurs lycées, à l'appel du syndicat lycéen UNL. Selon le ministère de l'éducation nationale, 60 établissements ont été totalement bloqués et 450 "perturbées". Cela a aussi été le cas à Paris et en Île-de-France, à Boulogne-Billancourt, ou encore dans plusieurs communes du Val-de-Marne. Au lycée Guillaume Budé de Limeil-Brévannes, il y a des blocages chaque matin depuis jeudi. Ce sont même les CRS qui ont dû débloquer l'établissement ce mardi matin.

C'est oppressant au quotidien, même les profs ne savent pas trop quoi faire, on n'est pas assez dans les classes, on n'avance pas... C'est juste chiant quoi" - Un lycéen de terminale S

"C'est le bordel depuis jeudi", lâche un élève de terminal S. "Il y a des gens qui ne sont même pas du lycée qui viennent bloquer." A la mi-journée, tout était calme, mais les policiers ont utilisé les gaz lacrymogènes pour déloger les lycéens, après avoir reçu des pierres selon des élèves.

"Moi j'ai réussi à rentrer dans le lycée, mais on était une dizaine en classe, contre 35 en temps normal", confie un autre jeune, qui lui aussi en a marre de voir les grilles bloquées tous les matins. "C'est oppressant au quotidien, même les profs ne savent pas trop quoi faire, on n'est pas assez dans les classes, on n'avance pas ... C'est juste chiant quoi.

Des revendications comme "la cantine est dégueulasse" ou "les profs sont trop sévères"

Comme son camarade, il comprend que certains se mobilisent contre la réforme du bac ou la plateforme Parcoursup, sauf qu'ils seraient minoritaires au lycée Guillaume Budé. "C'est juste une foule de gens qui n'ont pas les mêmes revendications, qui gueulent pour pas grand-chose : "la cantine est dégueulasse", "les profs sont trop sévères"... c'est plus pour chercher le conflit et ne pas aller en cours, c'est plus facile que d'avoir des contrôles et avancer. Et ça bloque tout le monde."

La proviseure du lycée ne souhaite pas communiquer. Selon un élève, elle a tenu une réunion pour discuter avec les lycéens et entendre leurs revendications. Mais seulement une dizaine de jeunes étaient présents.  A Chennevières-sur-Marne, le lycée Champlain est resté fermé toute la journée de mardi sur décision du proviseur, après une manifestation qui a dégénéré lundi.

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