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Dossier : Coronavirus Covid-19

Mobilisation des profs à Chambéry : "le coronavirus met en avant ce que nous dénonçons depuis des années"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Plus de 200 personnes dans les rues de Chambéry, mardi 26 janvier, pour la journée nationale de mobilisation dans l'Education nationale. Les manifestants ont marché du Palais de Justice jusqu'à la direction académique.

Plus de 200 manifestants dans les rues de Chambéry, pour dénoncer les conditions de travail de l'Education nationale
Plus de 200 manifestants dans les rues de Chambéry, pour dénoncer les conditions de travail de l'Education nationale © Radio France - Justine Leblond

Dénoncer leurs conditions de travail... Voilà pourquoi de nombreux personnels de l'Education nationale étaient réunis ce mardi 26 janvier. A Chambéry, plus de 200 manifestants ont défilé du Palais de Justice à la direction académique. Aujourd'hui, avec la crise sanitaire, les conditions sont encore plus difficiles.

Alain est professeur de mathématiques dans un lycée chambérien. En mars dernier, comme une vingtaine de ses collègues, il a attrapé la covid. "Ça a duré 3 semaines, je n'ai fait aucun cours. _J'ai fait partie des profs décrocheurs_", raconte l'enseignant. Il a pu se remettre au travail, mais avec les salles de classe fermées, il s'est familiarisé avec les cours en visio. "Je me suis connecté quand ça allait mieux. J'ai fait des cours à distance mais c'est très difficile."

Les manifestants se sont retrouvés devant le Palais de Justice de Chambéry
Les manifestants se sont retrouvés devant le Palais de Justice de Chambéry © Radio France - Justine Leblond

Des enseignants malades, pas de remplacement... Rien de nouveau pour Sarah Hamoudi-Wilkowsky, la représentante d'un syndicat des écoles primaires. Mais cette année ça faisait de trop : "Ça a mis en avant ce que nous dénonçons depuis des années, notamment le manque de personnels, d'enseignants et particulièrement d'enseignants remplaçants." Pour la représentante syndicale, il faudrait plus de moyens pour que les élèves réussissent. "Ces moyens permettraient aussi d'améliorer nos conditions de travail. _Si on améliore les conditions de travail des personnels, on améliore les conditions d'apprentissage des élèves._"

Les assistants d'éducation en souffrent aussi

Parmi le personnel de l'Education nationale, il y a aussi les AED, les assistants d'éducations. Antoine, un des surveillants dans un collège d'Echelles, explique qu'ils sont en sous-effectif."On a une collègue qui est à risque et arrêtée depuis le confinement du mois de novembre. J'étais à mi-temps, je suis passé en temps plein. Mais il a fallu 3 semaines pour qu'ils acceptent de me faire un avenant, pendant lesquelles je travaillais sans contrat. Et du coup le mi-temps que j'avais n'est toujours pas remplacé... On travaille à 3 au lieu de 3 et demi."

Et la situation s'empire pour le surveillant savoyard : "Une de nos collègues est en arrêt depuis jeudi dernier. On sait qu'elle ne sera pas remplacée pendant ses 10 jours d'arrêt. _Donc là on doit faire fonctionner la vie scolaire à deux_." Et parmi les tâches de la vie scolaire : faire respecter le port du masque, les règles sanitaires à la cantine, remplacer l'infirmière quand elle est absente, entre autres.

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