Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

"C'est dur de dire quand ça ne va pas" : la colère des enseignants de l'Indre après le suicide d'une directrice à Pantin

-
Par , France Bleu Berry

Un rassemblement s'est tenu à Châteauroux, devant les locaux de la direction départementale des services de l'Éducation nationale, en hommage à la directrice d'école de Pantin qui a mis fin à ses jours. Une trentaine d'enseignants ont fait part de leur émotion et de leur colère.

-
- © Radio France - Jérôme Collin

Châteauroux, France

"Enseignants en deuil, école en deuil". Les banderoles affichées par les enseignants donnent le ton. Une trentaine de personnes se sont rassemblées à Châteauroux, devant les locaux de la direction départementale des services de l'Éducation nationale. Une façon de rendre hommage à Christine Renon, directrice d'école à Pantin qui s'est suicidée dans les locaux de son établissement. C'est aussi l'occasion de faire part de la fatigue, de la colère, du ras-le-bol du personnel de l'Éducation nationale.

Sentiment d'épuisement des enseignants

Tous se reconnaissent dans la lettre laissée par leur collègue avant son suicide. Elle y décrit sa fatigue et son sentiment de ne pas pouvoir faire face à toutes les missions à remplir. "C'est très dur de dire que ça ne va pas et le risque, c'est de s'isoler", confirme Mayalen Lemaire, elle-même ancienne directrice d'école et désormais enseignante à l'école élémentaire des Marins à Châteauroux. "On a besoin de parler, de se rencontrer, d'échanger. Il faut créer un collectif pour pouvoir échanger, s'entraider et trouver des solutions collectives", ajoute-t-elle.

C'est dur de se sentir incapable ou inefficace. Comment en parler et comment dire à son collègue qu'on a eu l'impression de ne pas avoir été bon en classe ?"

Sophie Grenon est co-secrétaire départementale du syndicat Snuipp-FSU dans l'Indre. Elle est également directrice de l'école maternelle d'Éguzon, où elle fait classe aussi. "Je suis Shiva, j'ai plein de tâches à remplir. Théoriquement, j'ai des semaines de 24 heures mais on travaille avant le début de l'école, pendant et après jusqu'au soir", témoigne Sophie Grenon.

L'absence d'écoute du gouvernement et au sein de l'Éducation nationale

Beaucoup d'enseignants pointent également du doigt le sentiment de ne pas être soutenu. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, est vivement critiqué. "On n'a pas de psychologue à qui parler. Il y a un seul médecin pour toute l'académie, soit une seule personne pour plus de 30 000 enseignants. C'est compliqué", explique Pierre Lemonnier, enseignant en CM2 à Châteauroux.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu