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Chenôve : un comité d'accueil pour le ministre Jean-Michel Blanquer

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Par , France Bleu Bourgogne

Le ministre Jean-Michel Blanquer très attendu par les profs en colère ce jeudi en Côte-d'Or. Une intersyndicale appelle à manifester devant le collège Le Chapitre à Chenôve, où il est en visite au côté de la ministre des armées Florence Parly.

Annick Alix est enseignante en philo au lycée Eiffel à Dijon, elle manifeste ce jeudi 27 mai lors de la visite du ministre Blanquer
Annick Alix est enseignante en philo au lycée Eiffel à Dijon, elle manifeste ce jeudi 27 mai lors de la visite du ministre Blanquer © Radio France - Arnaud Racapé

C'est la deuxième visite en deux semaines en Côte-d'Or pour Jean-Michel Blanquer, mais toujours pas d'entrevue accordée aux enseignants de l'académie de Dijon, pourtant bien mobilisés pour interpeller le ministre sur les sujets qui fâchent, à commencer par la disparition de dizaines de postes dans notre territoire.

"La principale revendication en ce moment, c'est celle des postes", explique Annick Alix, prof de philo à Dijon et membre de l'intersyndicale qui appelle à manifester ce jeudi matin. "Les suppressions de postes chez les enseignants se poursuivent alors que les effectifs d'élèves augmentent. C'est plus d'heures supplémentaires pour tout le monde, c'est aussi une impossibilité comme on l'a vu cette année de faire cours à 100% en présentiel parce qu'on n'a pas prévu les dédoublements, les recrutements nécessaires pour pouvoir faire cours à des classes allégées."

"C'est le point d'indice qui compte"

Pas d'entretien avec le ministre, mais une "audience" auprès d'un conseiller, c'est tout ce que l'intersyndicale a obtenu. au cœur des débats également, la question des salaires des profs, et de ces annonces jugées en trompe-l’œil : 700 millions d'euros supplémentaires pour l'éducation nationale en 2022 pour revaloriser les salaires.

"Déjà sur les 700 millions d'euros, il y  a 400 millions qui sont un rattrapage de 2019 et de 2020. Et puis il manque 20% d'augmentation du point d'indice pour rattraper seulement la perte de pouvoir d'achat depuis l'an 2000, donc le compte n'y est pas. Dans les 700 millions, il y a surtout des primes. C'est pas avec ça qu'on fait un salaire fixe et qu'on construit sa retraite." 

Enfin les profs côte-d'oriens veulent que les AESH et les AED soient mieux pris en compte. Ces métiers d'aides aux élèves en difficultés ou en situation de handicap, qui souffrent d'un terrible manque de reconnaissance. "Ils jouent un rôle essentiel dans la vie scolaire, et sils sont très peu reconnaus, ils ont des salaires de misère. En plus il y a une mauvaise application du décret dans l'académie de Dijon, ce qui fait que leur salaire déjà petit est encore rogné de 5%, avec un mode de calcul différent, qui nous paraît faux."

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