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A Cherbourg, les enseignants de Tocqueville réclament plus de moyens

Par Benoît Martin, France Bleu Cotentin mardi 13 septembre 2016 à 16:33

Les enseignants grévistes du Lycée Tocqueville à Cherbourg remontés contre le rectorat et le Conseil régional
Les enseignants grévistes du Lycée Tocqueville à Cherbourg remontés contre le rectorat et le Conseil régional © Radio France - Benoît Martin

Plus de la moitié des enseignants du lycée Tocqueville de Cherbourg étaient en grève ce mardi pour dénoncer des dysfonctionnements depuis la rentrée, et surtout, le manque de moyens.

Les enseignants du lycée général et technique pointent du doigt deux administrations. Le rectorat tout d'abord. "L'Education nationale a l'objectif de faire passer plus de jeunes en seconde, mais on casse depuis des années les lycées professionnels. Conséquence, des élèves sont orientés contre leur gré dans les lycées d'enseignement général et technique. Les classes sont surchargées", peste Pascal Besuelle, enseignant à Tocqueville. Aujourd'hui, il n'y a pas de classe à moins de 33 élèves en seconde et il n'y a pas les moyens pour assurer le dédoublement des classes. "C'est impossible de faire travailler correctement une langue vivante, l'oral notamment, avec trop d'élèves. On est obligé de dire aux élèves qui sont en année d'examen qu'ils vont devoir travailler par eux-même pour se préparer. Ca n'est pas normal, " regrette Claire Françoise-Durand, enseignante en Anglais.

Un système informatique déficient

Les enseignants critiquent aussi les choix du Conseil régional. Celui-ci a supprimé un poste d'agent de reprographie. Son travail facilitait celui des professeurs. Et puis surtout, il y a des ratées en ce début d'année scolaire. Le système informatique fonctionne mal. Le Conseil régional a développé l'ENT, l'environnement numérique de travail. Désormais, tout est géré par informatique. L'appel des élèves, les supports des cours, de nombreux travaux. Sauf que les ordinateurs disponibles dans l'établissement sont difficilement compatibles avec le système d'exploitation mis en place. "Aujourd'hui, les élèves peuvent utiliser les ordinateurs pour leurs travaux, mais on ne peut pas enregistré le travail réalisé. Le matin, on met jusqu'à 20 minutes pour démarrer l'ordinateur à partir duquel on procède à l'appel des élèves", dénonce Gildas Thomas, professeur de Sciences et techniques industrielles.

Les enseignants sont d'autant plus remontés qu'ils n'ont pas eu de contact avec la région, ni avec le rectorat. Un silence qualifié d'irrespectueux par certains des grévistes.

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