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Classement des lycées 2018 : qu'est-ce qu'un bon établissement ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le ministère de l'Éducation nationale dévoile ce mercredi son évaluation annuelle de tous les lycées de France. Les statisticiens tentent d'évaluer les performances en allant au-delà du taux de réussite au baccalauréat.

Le classement des lycées tente d'aller au-delà du critère du taux de réussite au bac - illustration
Le classement des lycées tente d'aller au-delà du critère du taux de réussite au bac - illustration © Maxppp - MARC OLLIVIER

Qu'est-ce qu'un bon lycée ? Celui qui affiche un taux de réussite de 100% au bac ? Celui qui accompagne le plus d'élèves jusqu'à cet examen ? Le ministère de l'Éducation nationale publie mercredi son classement annuel, il a passé au crible la quasi-totalité des 4.000 établissements publics et privés de France. Vous pouvez aussi retrouver sur francebleu.fr le classement des lycées près de chez vous, en choisissant votre France Bleu sur la page d'accueil de notre site. 

De l'accompagnement au résultat au bac

Les statisticiens du ministère compilent quantité de critères pour établir des "indicateurs de valeur ajoutée des lycées" : ces IVAL donnent pour chaque établissement le taux de succès au bac en fonction du profil des élèves scolarisés, et de son aptitude à accompagner les jeunes jusqu'au diplôme, quitte à ce qu'ils redoublent. Les IVAL tentent de cerner l'action propre de chaque établissement, en "s'efforçant d'éliminer l'incidence des facteurs de réussite scolaire extérieurs au lycée", selon la Direction de l'évaluation, la prospective et la performance (Depp), rattachée au ministère. Ces facteurs de réussite extérieurs sont l'origine sociale des élèves (un poids déterminant, particulièrement en France, sur le destin scolaire d'un enfant), le niveau scolaire à l'arrivée en seconde (calculé à partir des notes obtenues au brevet, en fin de troisième), le sexe de l'élève, le retard scolaire éventuel (redoublement avant la seconde), les filières proposées par l'établissement.

Des "éléments d'appréciation" pour les parents

Pour les parents d'élèves, ce sont des "éléments d'appréciation" sur l'établissement de leur enfant ou celui dans lequel ils souhaitent l'inscrire, indique la Depp. Ce sont "des outils de pilotage" pour les recteurs et les chefs d'établissements et "des éléments de réflexion" pour les enseignants et les équipes éducatives.

À noter : les établissements situés aux extrêmes, avec des valeurs ajoutées fortement négatives ou positives, sont souvent de tout petits lycées, où les résultats d'un seul élève ont donc plus de poids que dans un lycée de taille moyenne. Accompagner les jeunes jusqu'au bac, diplôme qui permet l'accès aux études supérieures ou l'insertion professionnelle pour une partie des bacheliers pro, est capital, rappelle la Depp. 

Une année charnière

Cette année, ce classement tombe alors que la réforme du baccalauréat a été lancée par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Ce bac nouvelle formule, que les élèves actuellement en classe de Troisième seront les premiers à passer en 2021, consistera en quatre épreuves écrites : le français en Première, deux épreuves dites de spécialité après les vacances de printemps en Terminale, et la philo fin juin. Un grand oral, d'une durée de 20 minutes, se déroulera également fin juin. 

Les syndicats enseignants sont partagés. Le SNES, premier syndicat dans le secondaire, voit dans cette réforme la création d'"un diplôme maison qui renforce les inégalités entre les lycées et les élèves". Le SE-Unsa juge, lui, que le futur bac "pourra être plus sécurisant pour les élèves en étant plus exigeant sur leurs acquis". Pour le SNPDEN, qui représente les chefs d'établissement, "la transformation annoncée de l'enseignement général au lycée va vers plus de clarté et de simplicité d'organisation"

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