Éducation

Clermont-Ferrand : double manifestation des enseignants et des parents d'élèves

Par Justine Dincher, France Bleu Pays d'Auvergne mercredi 4 octobre 2017 à 17:24

La manifestation de soutien aux migrants s'est fondue à celle des enseignants et des parents d'élève, devant la préfecture à Clermont-Ferrand.
La manifestation de soutien aux migrants s'est fondue à celle des enseignants et des parents d'élève, devant la préfecture à Clermont-Ferrand. © Radio France - Justine Dincher

Deux manifestations successives ont eu lieu mercredi 4 octobre, à Clermont-Ferrand. Les enseignants et les parents d'élève se sont mobilisés contre la suppression des contrats aidés, puis contre la précarisation des professeurs.

Le mouvement a été lancé par une intersyndicale qui rassemble des associations de parents d'élèves et les principaux syndicats enseignants du Puy-de-Dôme. Deux manifestations pour dénoncer le manque de moyens dans l'éducation nationale ont eu lieu mercredi 4 octobre, dans les rues de Clermont-Ferrand. Une trentaine de personnes, parents et professeurs, se sont rassemblés en début d'après-midi devant la préfecture pour protester contre la suppression de contrats aidés. Un autre rassemblement avait d'ailleurs lieu devant le bâtiment, en même temps, pour soutenir les migrants de Clermont-Ferrand. Le groupe de professeurs et de parents d'élèves a ensuite pris la direction du rectorat, pour dénoncer cette fois-ci la précarisation des enseignants avec le recours à du personnel contractuel.

"Un plan social"

Concernant la suppression des contrats aidés, une délégation de l'intersyndicale a été reçue en préfecture pour expliquer les problèmes rencontrés. "On s'en prend à des personnes qui sont dans une grande précarité, à qui on avait peut-être dit qu'ils seraient ré-embauchés à la rentrée et qu'ils ne le sont pas. On jette ces gens comme des moins-que-rien. C'est intolérable", explique Fabien Claveau, secrétaire académique adjoint du Snes-FSU. Anne Roascio, membre de la CGT Educ'action, explique que "c'est un plan social, un gâchis humain terrible".

"De vrais besoins"

Pour les manifestants, les besoins sont pourtant réels dans les établissements. "Les missions de ces personnes, auprès des enfants handicapés ou pour les tâches administratives par exemple, sont importantes, raconte Anne Roascio, il faudrait titulariser ces personnels sur ces missions. Certains ont été formés, et au bout de deux ou trois ans, on leur dit qu'on n'a plus besoin d'eux." Fabien Claveau du syndicat Snes-FSU partage la même revendication : "on veut que ces personnels soient ré-embauchés et qu'ils le soient de façon pérenne et avec des salaires décents. En préfecture, on nous a répondu qu'ils seraient bienveillants. On est plus que sceptiques."

Deux manifestations se sont croisées devant la préfecture, à Clermont-Ferrand. - Radio France
Deux manifestations se sont croisées devant la préfecture, à Clermont-Ferrand. © Radio France - Justine DINCHER

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le rectorat pour dénoncer la précarisation des enseignants, à travers le recours à des personnels contractuels.