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Éducation

Clermont-Ferrand : le service sanitaire en pratique au Lycée Amédée Gasquet

lundi 28 mai 2018 à 17:40 Par François Rauzy, France Bleu Pays d'Auvergne

A la rentrée 2018, 47 000 étudiants en santé de toute la France devront effectuer un service sanitaire de trois mois. Le but : aller faire de la prévention dans des lycées ou combler certains vides dans les déserts médicaux. L'académie de Clermont-Ferrand teste en ce moment le dispositif.

Les élèves de seconde du lycée professionnel Amédée Gasquet sont attentifs aux conseils des étudiants en santé.
Les élèves de seconde du lycée professionnel Amédée Gasquet sont attentifs aux conseils des étudiants en santé. © Radio France - François Rauzy

Clermont-Ferrand, France

Ce sont 28 étudiants en santé de l'académie de Clermont-Ferrand qui se sont portés volontaires pour tester le tout nouveau service sanitaire. L'année prochaine, ce service sera obligatoire pour 400 de leurs camarades auvergnats. Au lycée professionnel Amédée Gasquet, trois jeunes étudiants sont venus rencontrer des élèves de seconde pour faire de la prévention sur les addictions. Hélène, Alexis et Laurie ont entre 20 et 22 ans et ils préparent ainsi leur vie professionnelle et leurs rapports avec leurs futurs patients. 

Une heure d'échanges à bâtons rompus

"Qu'est-ce qu'une addiction ?", "est-ce que l'alcool est une drogue ?", "peut-on être dépendant à internet ?".... Voici quelques unes des thématiques abordées entre les lycéens et les trois futurs professionnels de santé. L'objectif : mieux informer des dangers de certains comportements et permettre le débat entre les lycéens. 

L'avantage de cette forme de débat, contrairement à une action de prévention plus classique, c'est la faible différence d'âge entre les élèves et les intervenants. "L'effet pair", qui permet une meilleure transmission de l'information. Emmanuel, en classe de seconde bac pro commerce : " C'est mieux qu'ils aient nos âges parce que tout ce qui est nouveaux comportements ils connaissent, du coup l'échange est plus facile. " Même constat pour leurs formateurs. Hélène : " C'est vraiment le retour qu'on a pour le moment. Ils nous disent que c'est plus cool qu'avec des formateurs qui seraient plus vieux. "

Un échange gagnant-gagnant

L'intérêt de la prévention auprès des lycéens, à l'âge où les premières expériences se font, est évident. Mais qu'en est-il de l'intérêt pour les étudiants en santé ? Mathias Bernard, président de l'Université Clermont Auvergne : " Ce message sur la prévention me semble tout à fait intéressant pour eux, à la fois pour susciter des vocations mais aussi pour leurs rapports avec les patients qu'ils seront amenés à soigner par la suite.

Laurie, Hélène et Alexis étaient volontaires pour participer à cette phase de test du service sanitaire. Leur enthousiasme n'est pas retombé depuis qu'ils ont démarré l'expérience. Lorsqu'on demande si après ces premiers échanges avec les lycéens, elle croit en l'utilité de ce service sanitaire, Hélène répond : "J'y ai toujours cru et j'y crois encore.

Quid de la rentrée prochaine ?

Si cette phase de test semble se dérouler sous de bons auspices, il va falloir gérer un dispositif beaucoup plus important à la prochaine rentrée pour l'académie de Clermont-Ferrand. De 28 volontaires, les effectifs passeront à 400 étudiants en service sanitaire. En 2019, ils seront près de 1000. L'académie clermontoise aura eu l'avantage de tester le dispositif en avant-première et pourra donc s'organiser en conséquence. Mais certains points restent flous, notamment l'enveloppe allouée par l'Etat pour les frais liés à la mise en place de la réforme. Pour l'instant ni l'Université Clermont Auvergne ni l'académie ne savent le budget qui leur sera confié pour la rentrée à venir.