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Éducation

Accès libre à l'université : une exception française en Europe

jeudi 26 octobre 2017 à 18:09 Par Maxime Nauche, France Bleu Alsace et France Bleu

Les lycéens français seront-ils bientôt sélectionnés pour entrer à l'université ? Le gouvernement doit répondre à la question dans les prochains jours. Mais qu'en est-il dans les autres pays européens ?

Des étudiants lors de la rentrée sur le campus de l'Esplanade à Strasbourg
Des étudiants lors de la rentrée sur le campus de l'Esplanade à Strasbourg © Maxppp -

France

Faut-il sélectionner les lycéens pour entrer à l'université ? La ministre de l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal, va bientôt présenter de nouvelles modalités d'admission à la fac. Mais comment se passe l'intégration au post-bac dans le reste de l'Europe ?

Une sélection sur dossier

Dans certains pays comme le Royaume-Uni ou le Danemark, les universités sont libres de sélectionner les étudiants sur dossier. Souvent, elles demandent, en plus, une lettre de motivation. Dans certains cas, il y a même des entretiens. Chez les Britanniques et les Irlandais on retrouve un système semblable à celui qui existe en France avec APB (admission post-bac) : une plateforme sur internet où les étudiants peuvent formuler jusqu'à cinq vœux d'affectation. Il y a d'autres pays qui sélectionnent sur dossier mais uniquement suivant les résultats du baccalauréat. C'est le cas en Allemagne ou en Autriche pour les études de médecine, par exemple.

Une sélection sur examen

En Espagne, par exemple, la sélection est complètement indépendante des résultats du baccalauréat. Il y a un examen d'entrée pour toutes les filières. Plus un cursus est demandé, plus la note exigée à cet examen sera élevée. C'est un peu le même système en Suède où il n'y a plus de baccalauréat depuis 1968. D'autres pays fonctionnent avec un examen d'entrée mais uniquement dans les filières les plus demandées. C'est le cas du Portugal ou de l'Italie. Chez nos voisins italiens, si un étudiant ne réussit pas l'examen d'entrée, il peut quand même intégrer le cursus, s'il accepte de suivre une mise à niveau.

Le tirage au sort

Pour l'instant il n'y a que la Belgique qui a instauré un système de tirage au sort et uniquement pour les étrangers. S'il y a trop de monde dans un cursus, un tirage au sort a lieu entre tous les étudiants non-belges. A la fin, il ne doit pas y avoir plus de 30% d'étudiants étrangers par filière.

Qu'il y ait une sélection ou pas, la réussite dépend de beaucoup de facteurs comme les programmes, les accès au bourses, l'orientation, etc. Mais chez nos voisins européens : sur tous les étudiants qui commencent une licence, entre 70% et 85% la termine en quatre ans ou moins. Ils ne sont que 40% côté français.