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Confinement : 10 présidents d'université réclament une "jauge de 50% dès janvier"

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Par , France Bleu

Dans une tribune publiée ce mercredi, 10 présidents d'université interpellent les pouvoirs publics. Ils réclament la "possibilité d'accueillir" leurs étudiants "dès début janvier avec une jauge de 50%". Ils estiment que la situation est une "véritable bombe à retardement sociale et humaine".

10 présidents d'université réclament "dès janvier une jauge de 50%" pour accueillir physiquement leurs étudiants
10 présidents d'université réclament "dès janvier une jauge de 50%" pour accueillir physiquement leurs étudiants © Maxppp - Christophe Morin

10 présidents d'universités en colère ont signé une tribune ce mercredi. Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron sur les mesures qui vont accompagner l'assouplissement du confinement dans les prochaines mesures, ils lancent un cri d'alarme. Ils ne comprennent pas la différence de traitements entre les les lycées et les universités et réclament la "possibilité d'accueillir" leurs étudiants "dès janvier avec une jauge de 50%". 

Dans son allocution le président de la République table sur une reprise des cours en physique début février pour les universités, alors que les lycées pourront le faire dès le 20 janvier, si le nombre de contaminations quotidiennes par le Covid-19 en France reste sous la barre des 5.000. Cette différence de traitement suscite chez la "stupéfaction", voire la "colère" chez les universitaires. 

Les présidents du réseau Udice, qui regroupe dix universités de recherche intensive de niveau mondial jugent cette "stigmatisation inacceptable", car d'un "point de vue sanitaire, rien ne justifie cette différence de traitement". "Il faut cesser de stigmatiser nos étudiants et nos établissements", insistent-ils.

"Qui se rend compte que depuis des mois, des centaines de milliers d’étudiants, notamment celles et ceux arrivant du lycée, n’ont eu essentiellement que des contacts à distance avec leurs enseignants ? Qui se rend compte que des centaines de milliers d’étudiants, jeunes adultes en construction, sont, malgré nos efforts, de plus en plus livrés à eux-mêmes, avec des situations de détresse psychologique qui s’ajoutent à une détresse sociale croissante ? Qui se rend compte que cette situation est une véritable bombe à retardement sociale et humaine ?", s'interrogent les présidents d'Université.

Ils assurent avoir pris "les mesures en urgence" et disent se sentir "responsables", pour "éviter à la fois une expansion de la crise sanitaire et une nouvelle crise humaine aux conséquences imprévisibles". Ils demandent alors au chef de l'Etat de respecter son engagement, "que cette crise sanitaire ne renforce pas les inégalités sociales".

"N’ajoutons pas une crise étudiante à la crise sanitaire", clament les présidents du réseau Udice.

Les universités du groupe Udice regroupent : Aix-Marseille Université, Sorbonne Université, Université Claude Bernard Lyon 1, Université Côte d'Azur, Université de Bordeaux, Université de Paris, Université de Strasbourg, Université Grenoble Alpes, Université Paris Saclay, Université Paris Sciences et Lettres.

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