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Dossier : Coronavirus

Confinement : comment se passe l'accueil d'enfants de soignants sur le plateau du Vercors?

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Par , France Bleu Isère, France Bleu Drôme Ardèche

 A cause du confinement, toutes les écoles sont fermées. Exception, toutefois, pour les établissements qui accueillent des enfants de soignants. C'est le cas à la cite Jean Prévost, à Villard-de-Lans, sur le plateau du Vercors. Alors, comment se passe les journées pour les élèves ? Reportage.

En temps normal, la cité scolaire Jean Prévost accueille 1100 élèves en collège et lycée
En temps normal, la cité scolaire Jean Prévost accueille 1100 élèves en collège et lycée -

En temps normal, la cite scolaire Jean Prévost accueille 1100 élèves, 700 en collège, 400 en lycée. Depuis le début du confinement, ils sont 5 seulement, maximum, à fréquenter l’établissement. Alors, est-ce une surprise pour le Proviseur, Jean-Christophe Beck ? "Oui et non ! Oui, car vu le nombre d'élèves que l'on accueille, on aurait pu penser qu'il y aurait plus de demandes. Mais non, car sur le plateau, il y a beaucoup d'entraide et les gens ont dû s'arranger entre eux."

Même en très petit groupe, les gestes barrières sont respectés

Lé département de l'Isère a mis en place un système de ramassage scolaire avec des taxis qui amènent les enfants en classe. "Nous leur rappelons bien sûr les gestes barrières" souligne le Proviseur. "Une petite partie seulement de l'établissement est ouverte. On rappelle  régulièrement les gestes barrières. Mais ils les connaissent car je vous rappelle que ce sont des enfants de soignants. On fait attention à respecter les distances de sécurité. Ils ont toujours le même ordinateur et pour jouer au ping-pong, ils mettent des gants ! Et le soir, le ménage est fait."

C'est de notre devoir d'aider les soignants, en veillant sur leurs enfants. Florence, assistante d'éducation.

Le proviseur a fait le choix de faire appel aux assistants d’éducation pour accueillir les élèves, et pas aux professeurs. Car ils connaissent bien les élèves et participent au dispositif, baptisé : devoirs faits. Florence s'est portée volontaire. "C'est notre devoir d'aider les soignants en s'occupant de leurs enfants." explique Florence "On les laisse travailler seuls, sur l'ordinateur. Mais s'ils ont un souci, on est là. On leur ménage aussi des moments de détente, ils peuvent aller dans la cour pour prendre l'air. On a le temps de parler avec eux et d'évoquer ensemble la profession de leurs parents, qui sont en première ligne face à l'épidémie, s'ils le souhaitent."

En classe, l'élève est devant l'ordinateur qui lui est dédié, surveillé par Florence
En classe, l'élève est devant l'ordinateur qui lui est dédié, surveillé par Florence -

Pas trop stressés de savoir leurs parents en première ligne

Justement, est-ce un sujet qui angoisse les collégiens? Nous avons posé la question à Augustin, qui est en 6ème. Sa mère travaille à l’hôpital et son père, qui est pilote de ligne, fait partie de la réserve sanitaire. "Je ne suis pas stressé" dit-il "Je parle du covid 19 avec mes parents. Cela ne m'angoisse pas. Je commence juste à en avoir un peu marre du confinement!"

La mère de Mathis, elle, est aide-soignante, Mathis, qui est en 4ème, apprécie de venir au collège : "Si je restais chez moi, je ferais mes devoirs à la va-vite. Là, je peux me concentrer sur ce que j'ai à faire. Je ne connaissais pas les autres élèves, mais on apprend à se connaitre."

Quant à Paul, le grand frère d'Augustin, il dit ne pas être inquiet pour ses parents. ll pense surtout à travailler :" Parfois la liaison internet n'est pas très stable. On fait de notre mieux pour suivre les cours et faire les exercices que les profs nous demandent. "

Travailler dans le silence, c'est étrange, mais çà repose les oreilles ! Florence, assistante d'éducation

Le silence règne sur la cité scolaire Jean Prévost
Le silence règne sur la cité scolaire Jean Prévost -

Pour Florence, l'assistante d’éducation. en tous cas,  travailler dans ces conditions est un peu étrange : "Oui, çà fait bizarre. Tout est propre, tout est silencieux ! En même temps, çà fait du bien aux oreilles !" conclut-elle dans un sourire.

Ecoutez les témoignages du proviseur, de l'assistante d'éducation et des élèves, Mathis, Augustin et Paul

Bien sûr, personne ne sait quand la cite scolaire Jean Prévost retentira de nouveau des cris et des voix de son millier d’élèves.

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