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Éducation

Contrats aidés : pas de rentrée lundi à Sartilly-Baie-Bocage et "une grande récré" au RPI de Villiers-Fossard

mardi 29 août 2017 à 13:17 Par Lucie Thuillet, France Bleu Cotentin

Ce mardi 29 août 2017, une délégation de douze maires manchois a rencontré le préfet de la Manche pour protester contre la diminution des contrats aidés. Le maire de Sartilly dans le sud-Manche menace de ne pas ouvrir l'école lundi et celui de Villiers-Fossard de faire un service minimum.

Les maires de la Manche inquiets de la" diminution soudaine des contrats aidés, qui menace la rentrée dans certaines communes"
Les maires de la Manche inquiets de la" diminution soudaine des contrats aidés, qui menace la rentrée dans certaines communes" © Radio France - Lucie Thuillet

Manche, France

"Nous sommes très inquiets. Dans la Manche, ce sont près 350 emplois aidés sur 550 qui ne seraient pas reconduits et ça pose de réels problèmes dans certaines communes pour les conditions d'accueil des enfants à la rentrée ", a lancé le président de l'association des maires de France, dans la Manche, Claude Halbecq à l'issue d'une réunion avec le préfet de la Manche, ce mardi 29 août 2017. L'association avait sollicité ce rendez-vous pour faire part du désarroi des élus face à l'annonce de la diminution du nombre de contrats aidés, ces contrats soutenus financièrement par l'Etat qui permettent l'embauche de personnes sans emplois.

Pas de rentrée à Sartilly ?

À Sartilly-Baie-Bocage, près de Granville, le maire menace de ne pas ouvrir l'école le jour de la rentrée si le gouvernement ne revient pas sur sa décision. "En l'état actuel des choses, nous ne sommes pas en mesure d'accueillir les 315 enfants dans de bonnes conditions, avec toute la sécurité nécessaire", affirme le maire Gaëtan Lambert. Nous avons quatre contrats aidés qui sont supprimés et aucune solution technique ou juridique pour l'instant". Il dénonce les délais imposés par l'Etat. "La décision a été annoncé le 10 août pour la rentrée de septembre, alors que nos démarches pour ces contrats aidés remontent au mois de mars ! Nous ne sommes pas contre cette réforme, mais qu'on nous laisse le temps de nous organiser". La mairie de Sartilly a fait le calcul : quatre contrats, c'est 35 mille euros par an à trouver.

De la garderie au RPI de Villiers-Fossard/Saint-Clair-sur-l'Elle

A l'école de Saint-Clair-sur-l'Elle - qui regroupe les élèves des communes de Couvains, Villiers-Fossard, Saint-Jean-de-Savigny et Saint-Clair-sur-l'Elle , "les enfants seront accueillis mais il n'y aura pas classe", explique le président du RPI, maire de Villiers-Fossard, Guillaume Rauline. Dans cette commune, sur les 16 personnes employées pour la garderie, l'accompagnement des élèves, la cantine et les temps d'activité périscolaires, il y a 7 contrats aidés, qui sont aujourd'hui tous gelés. "Je me retrouve pris entre deux feux, les parents attendent qu'on assure l'accueil de leurs enfants mais je n'ai pas assez de personnel."

"C'est un peu facile de prendre de telles décisions à Paris et de dire, débrouillez-vous", proteste le maire de Ducey-les-Chéris, Denis Laporte. "Nous prenons des engagements envers nos concitoyens et aujourd'hui, l'Etat ne nous permet pas de les respecter, ce n'est pas acceptable", renchérit Claude Halbecq. La délégation d'élus manchois demandent que l'évolution de ces contrats aidés soit faite dans la concertation et de manière progressive.