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Coronavirus au Pays basque : le monde enseignant demande un moratoire sur la carte scolaire jusqu'à la rentrée

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Par , , France Bleu Pays Basque

En pleine épidémie de coronavirus, syndicats d'enseignants, associations de parents d'élèves et élus du Pays basque demandent au gouvernement de geler la carte scolaire jusqu'à la rentrée de septembre.

L'école Elisa Lassalle, à Boucau.
L'école Elisa Lassalle, à Boucau. © Radio France - Nathalie Bagdassarian

"Pas de suppression de classes en milieu rural sans accord du maire", a expliqué vendredi dernier le ministre de l'Education nationale. Du fait de l'épidémie de coronavirus, Jean-Michel Blanquer a par ailleurs accepté de reporter tous les comités techniques sur la carte scolaire qui devaient avoir lieu début avril, et qui visent à trancher sur les suppressions de postes à la rentrée prochaine.

Mais les syndicats d'enseignants et associations de parents d'élèves veulent aller plus loin et demandent un moratoire jusqu’à la rentrée prochaine. "Il est urgent de gérer la crise actuelle, et ce moratoire est indispensable et nécessaire, explique ainsi Didier Irigoin, le vice-président des maires ruraux des Pyrénées-Atlantiques et maire du petit village de Béguios. 

On ne peut pas parler dans ce contexte d'un sujet aussi important, de l'avenir de nos enfants." - Didier Irigoin, le maire de Béguios

D'autant que "le corps enseignant travaille pour assurer cette continuité scolaire, et on ne va pas les agacer inutilement en parlant de suppression de postes aujourd'hui", ajoute Didier Irigoin.

"Il ne faut pas compliquer encore plus les choses"

Un avis que partage Sylvie Ourthiague, présidente des parents d’élèves de Mendive. Dans la vallée d’Hergarai, cinq villages sont regroupés en deux écoles bilingues. Il y a donc 40 enfants du CP au CM2 à Mendive. Mais l'an dernier, un demi-poste de français a failli disparaître. Il a été sauvé après des jours de mobilisation. 

"Déjà qu'il faut faire face à cette crise... Il ne faut pas compliquer encore plus les choses avec la carte scolaire, explique ainsi Sylvie Ourthiague. Il faut maintenir les postes d'enseignants, et surtout ne pas fermer des classes dans des villages isolés et envoyer ces enfants dans des classes en surnombre."

D'autant que cette période de confinement met encore plus en lumière les inégalités. "Il y a des enfants, des familles qui n'ont pas encore accès à internet, qui n'ont pas d'ordinateurs à la maison, qui n'ont pas d'imprimantes, décrit Renaud Bousquet, le secrétaire de la FSU dans le 64. Cette situation va créer des disparités, des écarts... Donc ce n'est pas le moment de fermer des postes."

Certains enfants travaillent et lisent les mails des professeurs sur le petit smartphone de leurs parents." - Renaud Bousquet, secrétaire de la FSU dans le 64

Grâce à cette situation inédite, Didier Irigoin espère même une prise de conscience générale sur la difficulté du travail des enseignants. "Cette crise aura le mérite d'ouvrir les yeux à beaucoup de personnes et à beaucoup de parents, qui se rendent compte que le travail d'enseignant n'est pas si évident que cela. Avoir des classes surchargées, alors qu'au quotidien, on a du mal à gérer ses propres enfants... On va peut-être se rendre compte qu'il y a un problème d'organisation et de gestion, sans aller en plus à supprimer des postes supplémentaires."

Selon le syndicat enseignants FSU, 19 postes devraient être supprimés en  primaire dans les Pyrénées-Atlantiques et sept postes dans le secondaire. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale devrait annoncer les modalités des passages du brevet et du bac avant la fin de la semaine.

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