Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : ces parents qui ne remettront pas leurs enfants à l'école en mai

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a annoncé la réouverture progressive des écoles à partir du 11 mai. Le dispositif sanitaire doit être précisé, mais en Auvergne-Rhône-Alpes, des parents ont déjà fait leur choix : leurs enfants resteront à la maison.

Des enfants à Valence pendant le confinement.
Des enfants à Valence pendant le confinement. © Radio France - Claire Leys

Sortir ou non le cartable du placard. Beaucoup de parents se posent la question alors que les enfants doivent reprendre progressivement l'école à partir du 11 mai. Le Conseil scientifique préconise d'écarter les tables d'un mètre en classe, de porter obligatoirement un masque dans les collèges et lycées et de prendre sa température chaque matin avant l'école, entre autres. Mais est-ce que ces mesures pourront être mises en place ?  Des parents en doutent. 

"Ça n'a pas de sens de remettre les enfants à l'école, déplore Christelle, dont le fils est scolarisé à Aubenas (Ardèche), en classe de CE2. Je ne sais pas comment m'organiser vis-à-vis de mon employeur pour garder mon fils, mais je n'ai pas du tout envie qu'il retourne en classe". Si Christelle s'inquiète, c'est notamment parce que l'Ordre national des médecins s'est opposé mi-avril à la réouverture des écoles. Le Conseil national scientifique y était également défavorable, avant d'ajuster sa position. 

Mesures barrières + enfants = mission impossible

L'une des principales interrogations de Christelle concerne les gestes barrières. Selon elle, les enfants ne seront pas en mesure de respecter la distanciation sociale, notamment pendant les temps collectifs. Sylviane est du même avis. Son fils est en classe de 4e, à Albertville (Savoie). "Avec ses copains, ils se serrent la main en arrivant à l'école, ils font les idiots, se bagarrent... Ce sont des ados ! A moins d'être surveillés en permanence, ils ne respecteront pas les gestes barrières", prévient-elle. Quant au respect du port du masque au sein de l'établissement, "c'est mission impossible", avance Sylviane. 

La Savoyarde gardera donc son fils à la maison après le 11 mai. Un choix également motivé par un sentiment d'incohérence : "Les restaurants restent fermés, mais ils vont réunir des centaines d'élèves à la cantine tous les midis ? Je ne comprends pas la logique". Le Conseil scientifique suggère que les déjeuners soient pris en classe et non au restaurant scolaire. A ce stade, le gouvernement n'a pas pris de décision sur ce point.

La peur d'une deuxième vague

Maxime est père de deux filles, scolarisées à l'école primaire, à Allex (Drôme) . Il redoute une deuxième vague épidémique. "Si l'ensemble des enfants retournent à l'école, le virus va circuler, et mes filles pourraient le ramener à la maison, voire le transmettre à certains de nos voisins âgés... Je ne veux pas prendre ce risque", explique le Drômois, qui travaille de chez lui pendant le confinement. Avec sa conjointe, en congé parental, ils ont décidé de poursuivre l'expérience de l'école à la maison au mois de mai. "Nous sommes des privilégiés. Je sais que certains parents n'auront pas d'autre choix que de remettre leurs enfants à l'école", admet-il, amer. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess