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Coronavirus : la mobilisation des parents d'élèves à Nantes face à l'absence d'enseignant

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Par , France Bleu Loire Océan

La journée a été pour le moins compliquée, ce jeudi, pour les enfants et parents d'élèves de l'école élémentaire Jean Zay à Nantes. L'établissement compte cinq professeurs des écoles absents à cause du Covid-19. Après la mobilisation des parents, le rectorat annonce l'arrivée de remplaçants.

Ces deux mamans d'élèves de l'école Jean Zay à Nantes s'agacent de la situation dans l'école de leurs enfants
Ces deux mamans d'élèves de l'école Jean Zay à Nantes s'agacent de la situation dans l'école de leurs enfants © Radio France - Nina Valette

"C'est clairement la garderie", s'agace Bouchra devant la grille de l'école élémentaire Jean Zay à Nantes, ce jeudi matin. Au moins cinq enseignants sont absents à cause du Covid-19, soit parce qu'ils sont contaminés, soit parce qu'ils sont cas contact. En colère, les parents d'élèves ont protesté devant l'établissement. Quelques heures plus tard, le rectorat a annoncé l'arrivée de six remplaçants dès ce vendredi, puisqu'un autre nouveau cas contact s'ajoute à la liste.  

Des parents qui soutiennent les enseignants 

Ce jeudi, la totalité des enfants sont dans la cour de récréation. "Je ne comprends pas qu'on ne remplace pas les cinq enseignants absents", s'agace Bouchra, une maman d'élève. L'ensemble des enseignants refuse de faire classe puisque le rectorat propose de répartir la soixantaine d'élèves. "C'est pour limiter les brassages d'élèves entre les classes", précise Pascal Auger, du syndicat SNUIPP à Nantes. Une situation que comprennent totalement les parents d'élèves. "Ça fait des mois et des mois qu'on fait des efforts pour éviter que les enfants ne se croisent. Il y a plusieurs entrées, plusieurs heures selon les classes, plusieurs tours à la cantine. Et là, c'est comme si le virus était en grève", souligne Vanessa, une maman de trois enfants scolarisés dans l'école. "Ça fait un an qu'il y a la crise sanitaire. Nous ne pouvons pas anticiper cette situation ?", questionne Bouchra. 

Des renforts arrivent en catastrophe 

Devant la situation, le rectorat demande à plusieurs enseignants remplaçants, déjà en poste, d'abandonner leurs élèves pour rejoindre l'école Jean Zay. Une situation aberrante pour les professeurs de l'école. "Ils ont refusé d’accueillir les remplaçants pour, d'une part éviter de déplacer le problème d'une école à l'autre, et d'autre part pour éviter de créer un foyer épidémique dans l'école", souligne Bernard Vallin de syndicat FSU.

C'était prévisible et on le paye maintenant, Bernard Vallin Co-Secrétaire FSU.

La situation était prévisible pour les organisations syndicales. "En juin, nous avons proposé un plan de recrutement supplémentaire. Il a été validé par le ministre de l'Education mais pas par l'Elysée. Voilà le résultat maintenant", répond Bernard Vallin co-secrétaire FSU en Loire-Atlantique avant d'ajouter :"Il manque 60 enseignants à l'échelle du département. Et c'est le minimum". En fin de journée, le directeur de cabinet du rectorat annonce l'arrivée d'enseignants remplaçants dès ce vendredi. "Un renfort est prévu de cinq personnels pour prendre en charge les cinq classes sans enseignant. C'est une histoire sans fin, comme le Covid. Nous essayons de répondre au mieux aux situations et de faire en sorte que les élèves soient le plus pris en charge."

On déshabiller Pierre pour habiller Paul - Pascal Auger, du syndicat SNUIPP en Loire-Atlantique 

Mais c'est loin de convenir à Pascal Auger, membre du syndicat SNUIPP. "Ça va soulager une école parce que cinq collègues sont en arrêt, mais ce n'est pas la solution non plus. On va piocher dans un réservoir de remplaçants REP +, qui doivent normalement remplacer les collègues à tour de rôle pour que les titulaires puissent avoir des temps de concertation. C'est du bricolage."

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