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Coronavirus : des premiers tests de dépistage salivaires dans des écoles de Lorraine ce lundi

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine

La campagne de dépistage du coronavirus en milieu scolaire démarre ce lundi en Moselle, alors que les élèves retrouvent le chemin de l'école après quinze jours de vacances. L'objectif est d'atteindre une moyenne de 11.000 tests salivaires réalisés par semaine d'ici aux vacances de printemps.

L'objectif est d'atteindre une moyenne de 11.000 tests salivaires pratiqués par semaine dans les écoles de Moselle ( illustration)
L'objectif est d'atteindre une moyenne de 11.000 tests salivaires pratiqués par semaine dans les écoles de Moselle ( illustration) © Radio France - Nolwenn Quioc

Près de 180.000 élèves mosellans retrouvent leurs classes ce lundi après une pause de quinze jours de vacances scolaires.  Des tests salivaires de dépistage du coronavirus vont être réalisés dans les établissements, avec l'objectif d'en réaliser 11.000 par semaine.

Dix établissements "référents"

Les élèves ne pourront être ni tous testés, ni tout de suite. La campagne doit servir à organiser trois types d'opérations : d'abord, pour des opérations de dépistage aléatoires, notamment dans des zones où le virus est identifié comme circulant activement. Ensuite, elle permettra de tester les élèves rapidement en cas d'identification d'un foyer de contamination dans un établissement. Enfin, dix établissements de l'Académie de Nancy-Metz (écoles, collèges et lycées confondus) seront sélectionnés pour que leurs élèves soient testés toutes les trois semaines. Ces analyses serviront à produire des points de références statistiques permettant de mieux suivre l'évolution de l'épidémie.  

Pour démarrer, quelques écoles ont été choisies pour lancer le dispositif dès lundi. Il s'agit d'écoles du premier degré situées autour de Metz et dans le nord de la Meurthe et Moselle, là ou le virus circule plus activement. Une telle opération de dépistage nécessite d'être anticipée six jours plus tôt : le consentement des parents des élèves concernés a donc été recueilli pendant les vacances.

"On renforce notre politique de prévention", affirme le recteur de l'Académie Nancy-Metz Jean-Marc Huart sur France Bleu Lorraine, "avec plus encore de précautions que ce que nous avions avant les vacances" lorsque de nombreuses classes étaient fermées face à la multiplication des cas de variants. Pour autant, "il n'y a pas eu d'explosion" assure Jean-Marc Huart.  

" Nous comprenons bien sûr qu'il est difficile de réaliser 11.000 tests par semaine dès les premiers jours ", commente Christelle Carron, présidente de la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE) de Moselle. La représentante espère néanmoins que l'usage de ces tests salivaires pourra s’accélérer et s'étendre aux élèves des collèges et lycées pour qui " il n'est pas très agréable, même si ils sont plus grands, de se soumettre régulièrement aux tests de dépistage par voie nasale ", ajoute-t-elle. 

Moyens dans les écoles 

Un peu plus de 50 personnes ont été recrutées et formées au prélèvement pour accompagner cette opération de dépistage dans toute l'académie de Nancy-Metz. Les 2/3 de ces personnels sont dédiés aux tests salivaires, et les autres viendront renforcer les équipes qui identifient les cas contacts. 

Aller à l'école une semaine sur deux c'est compliqué 

Pour Christelle Carron, de la FCPE, il faudrait également davantage de personnel dans les établissements pour que tous les élèves puissent revenir à l'école : " On regrette que les moyens n'aient pas été donnés pour permettre d'avoir des classes moins chargées, pour éviter le plus possible l'enseignement hybride. Aller à l'école une semaine sur deux c'est compliqué ", explique-t-elle.

On espère revenir à des choses plus sereines 

Le temps des vacances aura néanmoins permis de suivre l'évolution de l'épidémie dans le département , où les variants du coronavirus circulent activement, avec un minimum de recul pour aborder la rentrée scolaire : " Nous avons compris que les variants n'étaient pas nécessairement plus dangereux mais simplement plus contagieux , explique Christelle Carron. On espère que tout cela va être maitrisé. C'est sûr que la semaine avant les vacances était quand même très anxiogène car on décomptait le nombre de classes fermées et on est arrivé à un chiffre assez élevé en Moselle, ce qui avait provoqué un peu de panique aussi. On espère revenir à des choses plus sereines ", commente-t-elle.

Face à ces critiques, le recteur rappelle que l’Éducation Nationale a accordé "des moyens complémentaires pour remplacer les professeurs absents, ou les surveillants dans les collèges ou les lycées."

Protocole sanitaire identique à celui du reste de la France

Le protocole sanitaire en vigueur s'aligne désormais sur celui pratiqué au niveau national. Jusqu'à présent, il imposait la fermeture de chaque classe où au moins un cas suspect de covid-19 était recensé. Désormais, il faut trois cas de Covid parmi les élèves d'école primaire et secondaire dans une même classe pour fermer celle-ci. En maternelle, un cas parmi les élèves suffit. Par contre, s'il s'agit d'un cas de variant confirmé, un seul cas identifié suffit à fermer la classe, que ce soit en maternelle ou en primaire et secondaire. À noter que l'apparition d'un cas confirmé parmi les enseignants n'implique pas automatiquement la fermeture de sa classe. Une étude approfondie sera menée pour établir si les élèves doivent être considérés comme cas contacts.

Le rectorat s'est par ailleurs engagé à fermer provisoirement les classes en cas de problème trop important de remplacement des personnels d’entretien pour assurer la sécurité sanitaire d’un établissement.

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