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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : hausse des cas positifs chez les élèves et enseignants, faudra-t-il fermer les écoles ?

Ces dernières semaines l'épidémie de coronavirus touche de plus en plus les écoles. Le nombre de cas positifs chez les élèves et les enseignants se multiplient mais le gouvernement reste inflexible dans sa priorité de maintenir les établissements ouverts. Jusqu'à quand ?

Le nombre de cas positifs au Covid-19 chez les élèves et les enseignants est forte hausse ces dernières semaines
Le nombre de cas positifs au Covid-19 chez les élèves et les enseignants est forte hausse ces dernières semaines © Maxppp - Jean-Marc LOOS

C'est l'une des priorités du gouvernement depuis la fin du premier confinement : maintenir les écoles ouvertes à tout prix. Mais la multiplication des cas de Covid ces dernières semaines chez les élèves et les enseignants place le monde scolaire sous tension, particulièrement dans les 16 départements reconfinés. Le ministre de l'Education a beau le répéter, "on se contamine moins à l'école que dans le reste dans la société", de plus en plus de voix se font entendre pour réagir. 

Pour enrayer la progression du Covid, Valérie Pécresse, président LR de la région Ile-de-France, a proposé mercredi d'avancer de deux semaines les vacances de printemps. "Toutes les propositions sont utiles" a répondu ce jeudi matin Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, invité de France Inter. Mais "il y aurait un impact et des difficultés pour des familles en terme d'organisation" a-t-il nuancé, précisant que la proposition n'avait pas été abordée mercredi en Conseil de défense. 

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De son côté, Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, estime qu'il y a bien "un sujet sur les écoles" qualifiant la situation de "très inquiétante". Elle appelle à accélérer la vaccination des enseignants. "Ils doivent être prioritaires maintenant et pas fin avril", comme l'avait proposé mardi Emmanuel Macron. 

Augmentation des cas chez les élèves

Ces derniers jours, les cas positifs chez les élèves et les enseignant se sont multipliés. Idem pour les fermetures de classe. En une semaine, le nombre d'élèves touchés par le coronavirus est passé de 9.000 à 15.000, alors que 2.018 classes sont actuellement fermées. S'appuyant sur les premières remontées des tests salivaires déployés depuis trois semaines, "0,35% à 0,5% des enfants sont positifs" a déclaré Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, qui juge ce taux "contenu". 

Mais selon une source gouvernementale qui s'est confiée à l'AFP, "Jean-Michel Blanquer est dans le déni de ce qui se passe dans les écoles". Un message lui a été adressé pour lui demander "d'être plus précis dans les chiffres et d'évoquer la réalité de ce qu'il se passe dans les écoles plutôt que d'essayer de faire croire l'inverse". Toujours selon cette source, il est difficile "de faire croire aux Français qu'on se contamine beaucoup au travail et pas du tout dans les écoles". 

Enseignants à bout

Sur le terrain, les enseignants commencent à se faire entendre, notamment en Seine-Saint-Denis, département où le taux d'incidence est le plus élevé de France. "Depuis le début, on fonctionne comme on peut et nous ne sommes pas dans les clous sur le protocole sanitaire : impossible de respecter la distance d'un mètre en classe par exemple. J'étais en éviction la semaine dernière, mes élèves n'ont pas eu cours" raconte une professeure du collège Claude Debussy à Aulnay-sous-Bois.

Dans cet établissement, sur une équipe pédagogique de 101 personnes, 62 sont absentes, dont le principal adjoint, les conseillers principaux d'éducation (CPE). Il n'y a plus d'équipe administrative et les assistants d'éducation sont en grève. Comment assurer un enseignement de qualité dans ces conditions ? La situation est "malheureusement critique dans un grand nombre d'établissements primaires ou secondaires, où on dispense une école au rabais depuis des mois" pointe Rodrigo Arenas, coprésident de la principale fédération des parents d'élèves, la FCPE. 

Ratés des tests salivaires

"Après la vaccination des enseignants, les tests salivaires sont un élément clé pour casser les chaînes de contamination alors qu'attend le gouvernement ? " s'interroge Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa. Les premiers tests qui ont été menés sur le territoire n'ont en revanche pas toujours été efficaces. "Nous avons attendu la réponse du test salivaire et... nous l'attendons toujours" regrette une maman parisienne, dont le fils est en CM2. D'autres, comme cette enseignante d'Argenteuil (Val-d'Oise), racontent que "certains enfants testés ont reçu des résultats positifs une semaine après les avoir effectués". 

Mardi dernier, les syndicats, réunis par le ministère pour un point sanitaire, ont demandé "des mesures fortes et protectrices pour permettre le maintien des écoles ouvertes". "Fermons tout de suite une ou deux semaines là où le Covid explose plutôt que de fermer toutes les écoles pendant trois ou quatre mois" suggère Stéphane Crochet. 

Tous les syndicats insistent sur la situation sanitaire "très compliquée" dans les collèges. Ils demandent l'application de la demi-classe dans les établissements des 16 départements concernés par le reconfinement régional, comme cela est déjà le cas pour les lycées. 

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