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Dossier : Confinement - Coronavirus : l'école à la maison

Coronavirus : l'Éducation Nationale cherche à lutter contre le décrochage de certains élèves

Les vacances scolaires débutent ce vendredi soir en Normandie après une séquence de quatre semaines de cours à distance. Entre 3 et 8 % des élèves se sont égarés pour diverses raisons, malgré les efforts du corps enseignant pour proposer suivi personnalisé et matériel informatique dans certains cas.

Quatre semaines de cours derrière les écrans pour les élèves
Quatre semaines de cours derrière les écrans pour les élèves © Radio France - Didier CHARPIN

Ce deuxième trimestre scolaire restera dans l’histoire de l'Education nationale. Les cours ont été brutalement interrompus dans leur version classique le 13 mars pour basculer vers le 2.0. Un enseignement à distance qui n’avait jamais été préparé à grande échelle, ce qui s’est traduit par d’inévitables soucis techniques la première semaine. Le système a trouvé son rythme de croisière mais il a fallu lancer quelques bouées pour récupérer des élèves en perdition. 

Le Rectorat estime que les taux de décrochages depuis un mois sont sensiblement identiques à ceux constatés en périodes scolaires classiques. Soit environ 3% dans l’enseignement général et jusqu’à 8 % dans les filières professionnelles. “Je ne parle pas de décrochage qui correspond à une situation pérenne de sortie du système scolaire, mais plutôt d’éloignement” nuance Rajaa Salah, la doyenne des inspectrices dans les filières professionnelles. “Pour ces 8% d’élèves, ce qu’on relève c’est souvent une prise de contact pour prendre connaissance des travaux mais une faible régularité dans les retours”. Des exercices non renvoyés, signe d’alerte dans cette période où il est difficile de connaître les raisons du silence.

Pas de connection possible dans certaines familles.

Démotivation ? Manque de suivi familial ? Fracture numérique ? Autant de motif de rupture entre les cours et les élèves. “La première semaine on a constaté que certaines familles n'étaient pas correctement équipées pour l’enseignement à distance” a observé Lore Verrier, Principale au collège Stephen Hawking à Fleury sur Orne. L’établissement a prêté 38 tablettespour les familles qui n’en avaient pas ou ne disposaient que d’un seul équipement pour plusieurs enfants” détaille la directrice de cet établissement classé "Éducation prioritaire”. Ces prêts de matériel informatiques, tablettes ou ordinateurs, ont été nombreux. Parfois grâce à une solidarité extra scolaire de collectivités territoriales ou même d’entreprises privées en Normandie.

Maintenir un lien avec les élèves

Mais l’indispensable outils numérique à domicile ne règle pas tout. La connection avec certains élèves en difficultés doit aussi perdurer via des échanges directs avec leurs enseignants. Beaucoup de responsables d'établissements saluent l’investissement de tous depuis le 16 mars et le début des cours à distance. “Les équipes ont fait un travail de fourmis sur ces publics fragiles pour maintenir le contact, les aider autant que possible” explique Rajaa Salah. “Certains font par exemple des classes virtuelles en petits groupes afin d’apporter des réponses aux élèves confrontés à des exercices qu’ils ne peuvent appréhender seuls” détaille la responsable des filières professionnelles.

Un suivi personnalisé également en vigueur, sous différentes formes, dans l’enseignement général. Au collège Hawkings chaque enseignant suit un petit groupe d'élèves. Nicolas Robiol, prof d’EPS, passe ainsi en revue l’ensemble des exercices et devoirs demandés. “C'est toutes disciplines ! Je prends le programme de la journée. Je regarde le travail qu’ils ont déjà réalisé et on essaie de reprendre les matières où ils ont eu des difficultés. Si tout a été fait, je m’assure qu’il n’y a pas eu de soucis de compréhension”. Un suivi important en cette période propice à l'isolement. Ce travail quotidien porte ses fruits selon la Principale : “Sur 350 élèves, nous sommes en liens avec 348. Les deux derniers sont malheureusement dans des situations très difficiles, sans adresse, donc injoignables” détaille Lore Verrier. 

Enseignants et élèves vont pouvoir souffler pendant ces vacances. Mais pour certains elles seront courtes. Plusieurs établissements vont proposer des cours de rattrapage, sur la base du volontariat, lors de la seconde semaine de congés scolaires. 

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