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Coronavirus en Pays de la Loire : le brevet et le bac doivent être "maintenus mais aménagés" pour le SNES

Le baccalauréat et le brevet 2020 doivent être "maintenus mais aménagés" pour le syndicat SNES majoritaire chez les enseignants du second degré, en Pays de la Loire. "On ne peut pas suivre le programme comme en temps normal" pendant le confinement lié au coronavirus martèle sa secrétaire académique.

Le bac blanc à la maison, conséquence de la fermeture des établissements scolaires avec l'épidémie de coronavirus
Le bac blanc à la maison, conséquence de la fermeture des établissements scolaires avec l'épidémie de coronavirus © Radio France - Arnaud Carré

"Faire du mieux qu'on peut". Pour les élèves comme pour les professeurs, le confinement pour lutter contre le coronavirus impacte forcément le suivi des programmes du collège et du lycée selon Nelly Hervouet, secrétaire académique du syndicat SNES en Pays de la Loire. Entre difficulté de connexion, manque de matériel et suivi des élèves les plus en difficulté,  le corps enseignant tente de gérer "comme il peut, avec bienveillance". Les épreuves du brevet et du baccalauréat "doivent être maintenues mais aménagées" selon le syndicat, majoritaire dans le second degré.

Brevet et bac maintenus mais "aménagés" demande le SNES Pays de la Loire

Le ministère de l'Education n'a pas encore tranché officiellement sur le maintien des épreuves finales, en 3e et en Première et Terminale. "Il y a une grosse attente, commente Nelly Hervouet, secrétaire académique du SNES en Pays de la Loire. 

Tout dépend de la date de la reprise des cours. Du point de vue du SNES, il faut maintenir des épreuves finales, mais ça ne pourra pas être sans aménagements car il y a aussi des particularités selon les disciplines. Qu'il y ait une dose de contrôle continu pourquoi pas, mais il faut aussi des épreuves finales pour les élèves.

L'enseignement à distance "reste un pis-aller" 

Les plateformes d'éducation à distance "fonctionnent mieux désormais" reconnaît Nelly Hervouet "mais ça reste un pis-aller vis-à-vis de ce qu'on peut faire dans ce genre de situation". Et les élèves n'ont pas forcément tous accès ni à un ordinateur, ni à une connexion. "Il faut que les familles gèrent ce problème d'accès. Les enseignants tentent de le prendre en compte dans les devoirs à donner". Les enseignants essaient alors de trouver des solutions : "on essaie de trouver des solutions pour que les familles puissent réaliser le travail du mieux qu'elles peuvent. On est "bienveillant" comme dit notre ministère et on invente ce qu'on peut pour pallier à la situation, mais c'est bien un palliatif", souligne la secrétaire académique du SNES en Pays de la Loire. 

De plus grandes difficultés pour les élèves déjà fragilisés

Difficile de s'improviser professeur pour les parents, et difficile pour les élèves déjà en difficulté de s'accrocher, dans ses conditions : "il faut être très clair, les élèves déjà en décrochage, on arrive pas à maintenir le lien avec eux. Les directions essaient d'appeler les familles mais c'est compliqué." Se mettre au travail seul sans adulte, comprendre les consignes sans enseignant est particulièrement difficile pour les adolescents les plus fragiles.

Suivre le programme est "illusoire"

"Ce qu'on essaie de faire c'est de coller le plus possible au programme en proposant des révisions et des reprises de ce qu'on a déjà vu" explique Nelly Hervouet.

On ne peut pas avancer le programme comme si tout était normal

Au risque de trop en faire pour certains enseignants : "les collègues gardent leur conscience professionnelle, en appelant par exemple chaque élève". Le ministère proposait que les professeurs appellent les familles trois fois par semaine : "il faut veiller à ne pas les embêter plus que de raison". 

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