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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le retour progressif à l’école difficile à organiser

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Par , France Bleu Occitanie

Un retour en cours étalé sur trois semaines à partir du 11 mai, et en petits groupes, c’est la préconisation de Jean-Michel Blanquer. Sur le terrain, on se pose beaucoup de question sur l’organisation des classes, de la cantine et des transports scolaires pour respecter les règles sanitaires.

Le retour à l'école se fera prograssivement à partir du 11 Mai
Le retour à l'école se fera prograssivement à partir du 11 Mai © Maxppp - Sébastien Botella

Vers un retour à l’école étalé sur trois semaines et par petits groupes d’élèves,  15 élèves maximum par classe. Les élèves de grande section, CP et CM2 pourraient être les premiers à faire leur rentrée à partir du 11 mai, et il n’y aurait pas d’obligation d’envoyer son enfant à l’école. Voilà pour les premières pistes évoquées par le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer vers une reprise progressive des cours. Dans la pratique, il reste beaucoup de détails à régler. Comment assurer la cantine, le transport scolaire ou la distanciation sanitaire dans les classes ? Un casse-tête pour les maires chargés de l’organiser dans les écoles de leurs communes.

Un pic-nic remplace la cantine

A Simorre, commune rurale du Gers, on envisage de délocaliser des classes dans d’autres locaux pour respecter la distanciation entre élèves. « On a une salle des fêtes spacieuse, on peut y mettre des bureaux, on peut y mettre un tableau et une classe. On a d’autres bâtiments communaux où on pourrait accueillir ces classes tout en respectant la distanciation sociale entre les élèves. C’est quelque chose qui est envisagé. – explique Eric Truffi, l’adjoint chargé de cette école de quatre classes. « Au niveau de la cantine, à ce jour, non , pas de cantine dans l’établissement scolaire, mais pourquoi pas du portage. Si on a ces 90 gosses répartis sur notre territoire, on peut faire un repas que l’on portera avec les agents techniques sur les différents bâtiments. Ca peut être un pic-nic dans un premier temps. »

A Toulouse, on parle d’une reprise très progressives dans les 206 écoles de la ville, en priorisant les élèves les plus en difficulté explique Marion Lalanne-de-Laubadère, l’adjointe aux affaires scolaires. « Nous allons nous appuyer sur les écoles qui accueillent déjà les enfants des personnels hospitaliers, on accueille 150 à 160 enfants cela dépend des jours. Nous allons nous baser sur ce modèle, la priorité absolue, c’est le respect des protocoles sanitaires. Nous sommes entrain de travailler pour voir quels élèves nous allons prendre en priorité, les élèves les plus fragiles. Au-delà du nombre d’enfants par classe, il y a la question de la désinfection des locaux, du personnel encore disponible, c’est encore trop tôt pour dire dans le détail comment les choses seront organisées. »

Comment organiser les transports scolaires ?

Réunis en visio-conférence ce mardi après-midi en CDEN, le Comité Départemental de l’Education Nationale avec le rectorat, les syndicats enseignants et les élus, la présidente des parents d’élève de la PEEP Brigitte Morhain indique que "les représentants du département qui gèrent  les collèges et les maires chargés de la maternelle et de l’élémentaire ont dit qu’ils n’étaient pas en mesure d’assurer la sécurité sanitaire dans les écoles. Une maire disait qu’elle n’arrivait pas à obtenir des masques et des sur-blouses pour son personnel et que dans ces conditions, elle ne pourrait pas rouvrir l’école. » 

Comme sa collègue de la PEEP, la présidente de la FCPE 31 Muriel Paletou se félicite que « les parents aient le choix de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, comme nous l’avions demandé, et que la reprise soit échelonnée. » «  Après, sur la mise en place, ce sera sans doute très compliqué. Pour avoir entendu les maires, il va y avoir des problèmes techniques. Pour avoir entendu la région, là aussi, il va y avoir des problèmes dans l’organisation des transports scolaires. Par rapport au respect des gestes barrières, _cela oblige qu’on divise par quatre le nombre d’élèves transportés_, avec autant de rotations en plus. Même si l’on décide que toutes les terminales rentrent, ça va être compliqué de les acheminer jusqu’au lycée. Quant à la cantine, puisque le ministre parle de demi groupes, on ne va pas tous y aller en même temps. Est qu’il y a un nettoyage entre le passage des groupes, est ce qu’on va en classe une semaine sur deux ? Autant de questions qu’il faudra trancher ces trois prochaines semaines. »

Département par département, école par école

« Tous les élèves n’arriveront pas en même temps, nous étalerons cela sur plusieurs semaines » confirme le recteur de l’Académie de Toulouse Benoit Delaunay qui consulte tous azimut depuis quelques jours. « Avec tous les partenaires, syndicats enseignants , parents d’élève, chefs d’établissements, élus, nous avons des contact réguliers au niveau académique, et de chaque département, et nous nous organisons au niveau local pour que cette rentrée pédagogique se passe le mieux possible dans chacune des 3 000 écoles de notre académie. Il nous reste trois semaines pour construire ces deux mois scolaire en Mai et Juin qui seront très particuliers, mais nous devons en faire des mois utiles pour nos élèves. »

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