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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les lycéens doivent commencer à utiliser les autotests ce lundi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Une semaine après la rentrée des collégiens et des lycéens en présentiel dans leurs établissements, les lycéens doivent pouvoir utiliser les autotests chaque semaine à partir de ce lundi. Les syndicats de personnels affirment que le défi est "irréalisable".

Des jeunes lycéens allemands pratiquent des autotests avant un examen, fin avril.
Des jeunes lycéens allemands pratiquent des autotests avant un examen, fin avril. © AFP - Sebastian Gollnow/DPA

Une semaine après la rentrée des collégiens et des lycéens dans leurs établissements, les autotests doivent commencer à être utilisées par les élèves ce lundi, avec un test par semaine. Les syndicats de personnels de l'Éducation nationale affirment ne pas avoir les moyens humains et matériels de dépister les élèves.

Le ministère veut faire passer un autotest chaque semaine aux lycéens

Avant la rentrée physique des élèves, 64 millions d'autotests avaient été commandés par le ministère, pour tous les établissements scolaires du primaire et du secondaire. Ils doivent être distribués d'ici la fin du mois de juin pour les élèves et personnels des lycées. Les élèves de plus de 15 ans devront en passer un par semaine à compter de ce lundi. Les enseignants et personnels adultes doivent, eux, en passer deux par semaine depuis la semaine de la rentrée.

Des autotests sous la surveillance de personnels adultes dans un premier temps 

Ces autotests doivent se faire sous la supervision d'un personnel médical, de médiateurs ou de volontaires, avait précisé le ministre de l'Éducation nationale dans le JDD il y a huit jours. Une organisation temporaire, pour permettre aux lycéens, à terme, de se tester eux-mêmes chez eux.

"Irréalisable", "techniquement impossible"  pour les syndicats de direction et d'infirmiers 

Mais face aux ambitions affichées du ministère, les syndicats de personnel et de direction de l'Éducation nationale affirment faire face à un défi impossible au vu de leurs moyens. 

Pour Stéphane Bolo-Lumbroso, proviseur de lycée à Orléans et secrétaire du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale) dans le Loiret, le protocole est "totalement irréalisable humainement."

Pour un établissement de 1.000 élèves, c'est 58 heures par semaine dédiées à la réalisation des auto-tests" - Stéphane Bolo-Lumbroso, proviseur de lycée à Orléans

Sur France Bleu Orléans, il a souligné n'avoir qu'une infirmière scolaire par établissement. "Les auto-tests, c'est une vraie bonne idée. C'est d'ailleurs ce que nous, chefs d'établissement, nous souhaitions. Mais "le protocole qui nous est proposé est totalement irréalisable humainement. Quand on voit le nombre de personnes que l'on va devoir mobiliser pour organiser ces auto-tests, ça me semble très compliqué. Nous n'avons qu'une seule infirmière en établissement scolaire, qui est le seul personnel médical" déplore-t-il. "Des études ont été faites : pour un établissement de 1.000 élèves, c'est 58 heures par semaine dédiées à la réalisation des auto-tests. C'est irréalisable", a-t-il indiqué. 

On est en incapacité ne serait-ce que d'identifier les lieux dans lesquels vont se dérouler ces tests - Saphia Guereschi, infirmière scolaire

Sur franceinfo la semaine dernière, Saphia Guereschi, infirmière scolaire et secrétaire générale du syndicat d'infirmières scolaires  SNICS-FSU, estimait également que les établissements scolaires n'étaient pas prêts à assumer cette tâche, par manque de personnel : "Les jeunes sont en attente, mais le cadrage qui est fait pour la réalisation de ces tests encadrés par les personnels de santé est techniquement impossible", a-t-elle estimé. "On est en incapacité ne serait-ce que d'identifier les lieux dans lesquels vont se dérouler ces tests de façon à ce qu’ils soient sécurisés. Il y a une problématique du bâti scolaire ", avait-t-elle expliqué.

Mais avant même de savoir si les autotests pourront être pratiqués, "il faut déjà que le matériel arrive en nombre suffisant dans les établissements et c'est loin d'être le cas", a regretté vendredi Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN. Pour tester les lycéens, "les premières livraisons s'échelonneront entre le jeudi 6 mai et le mardi 11 mai", avait précisé le ministère de l'Education nationale dans un courrier adressé mercredi aux chefs d'établissement et dont l'AFP a obtenu copie.

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