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Coronavirus : "Les enseignants ne pourront pas se dédoubler", selon un syndicat dans les Hautes-Pyrénées

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Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé ce mardi que la rentrée scolaire s'étalerait sur trois semaines à partir du 11 mai, avec des groupes d'élèves réduits. Mais les enseignants des Hautes-Pyrénées s'interrogent toujours sur les conditions de ce retour en classe.

Les classes rouvriront progressivement à partir du 11 mai. Les classes rouvriront progressivement à partir du 11 mai.
Les classes rouvriront progressivement à partir du 11 mai. © Maxppp - LAURENT DARD

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a apporté des pistes de réflexions , ce mardi, sur la rentrée scolaire à partir du 11 mai, date de déconfinement progressif. Les élèves de grande section, de CP et de CM2 feraient alors leur rentrée le 11 mai, à condition de ne pas dépasser une quinzaine d'élèves par classe. À partir du 18 mai, "ce serait au tour des 6e et des 3e, ainsi que des classes de 1ère et de Terminale" au lycée, a précisé le ministre. Enfin le 25 mai, toutes les classes pourraient rentrer, toujours avec des groupes à la taille limitée.

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Mais les syndicats enseignants dans les Hautes-Pyrénées, qui attendaient ces précisions sur les conditions de retour en classe, n'ont pas trouvé de réponse à toutes leurs interrogations.

Pas assez de masques pour tous les enseignants

C'est la première inquiétude ; reprendre les cours sans être protégé et sans protéger les enfants. Claude Martin, le co-secrétaire du syndicat FSU dans les Hautes-Pyrénées, est en contact régulier avec les maires. "L'un d'eux, dans un petit village, se demande où trouver ces masques alors qu'il doit en fournir aux écoles", raconte-t-il. 

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La distanciation sociale, difficile pour les enfants

La deuxième inquiétude concerne les consignes à faire appliquer aux élèves. "Les plus jeunes ne maîtriseront pas les distances de sécurité, poursuit le co-secrétaire de la FSU. En classe, ça peut fonctionner. Mais dans le couloir, dans la cour de récréation ou à la cantine, ce ne sera pas possible."

Il est faux de penser que le retour en classe est plus facile dans un département rural.                    
— Claude Martin

Claude Martin réagit également aux dernières déclarations de l'inspecteur d'académie dans les Hautes-Pyrénées, Thierry Aumage, qui affirmait en début de semaine que "la moyenne dans les écoles du département était très inférieure à 20 élèves par classe" et que "aucune classe ne compte plus de 30 élèves, sauf au lycée".

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"Dans les villes des Hautes-Pyrénées, nous sommes dans les mêmes moyennes qu'ailleurs, répond Claude Martin, au-dessus de 25 élèves par classe. Il n'est pas sérieux de dire que c'est facile pour les départements ruraux."

Des enseignants partagés entre la classe et le télétravail

Le retour progressif dans les classes, avec des groupes limités à une quinzaine d'élèves, implique la continuité de l'école à la maison pour certains enfants. "Mais comment l'enseignant peut-il à la fois assurer la classe, et l'école à la maison en télétravail ?", se demande le co-secrétaire de la FSU. 

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