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Coronavirus : que se passe-t-il si un cas de Covid-19 est détecté dans une école, un collège ou un lycée ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Cela fait une semaine que 12 millions d'élèves ont fait leur rentrée scolaire dans un contexte sanitaire inédit. Quel est le protocole prévu si un cas de coronavirus est détecté dans une classe ? On vous explique tout.

Mardi 1er septembre. Des élèves écoutent les consignes sanitaires lors de leur rentrée scolaire à Strasbourg
Mardi 1er septembre. Des élèves écoutent les consignes sanitaires lors de leur rentrée scolaire à Strasbourg © AFP - FREDERICK FLORIN

Voilà une semaine que les 12,4 millions d'élèves français ont fait leur rentrée scolaire dans un contexte sanitaire inédit. Une rentrée plutôt "classique" si l'on en croît plusieurs professeurs interrogés par l'AFP, même s'ils restent inquiets sur la suite de l'épidémie. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, s'est félicité : "C'est plutôt une bonne semaine, même s'il y a évidemment toujours des problèmes à noter". 

Selon les derniers chiffres de son ministère, 28 établissements et 262 classes ont dû fermer en raison de contaminations. Mais la très grande majorité des structures scolaires (60.000 écoles, collèges et lycées) ont fonctionné normalement lors de cette reprise, qui cristallisait beaucoup de questions et d'inquiétudes.

Port du masque pour les enseignants et pour les enfants à partir de 11 ans, y compris dans les cours de récréation, aération des locaux toutes les trois heures, etc. On fait le point sur le protocole prévu si un élève est testé positif au coronavirus.

Etre réactif en cas de symptômes 

Le ministère de l'Education nationale en appelle en premier lieu à la vigilance des parents. En cas de toux ou de fièvre, il est conseillé de garder son enfant à la maison et de contacter rapidement son médecin traitant. Si les symptômes sont détectés à l'école, les consignes stipulent que l'élève doit être isolé sous la surveillance d'un adulte et que les parents seront contactés pour venir le chercher. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, en a fait son objectif, "être capables de réagir dans les 48 heures à chaque fois que des symptômes sont signalés" a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse le 26 août dernier

A partir de 6 ans, l'enfant qui présente des symptômes devra porter un masque en attendant ses parents. Il devra rester à la maison en attendant qu'un diagnostic soit posé à l'aide d'un test. Si aucune information ne remonte, l'enfant devra attendre quatorze jours avant de pouvoir retourner en classe. 

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. © Visactu

A la recherche des cas contacts

En cas de test positif au coronavirus, l'établissement scolaire devra prendre soin de désinfecter toutes les pièces où a circulé l'enfant malade au cours des dernières 48 heures. En parallèle, une chaîne d'information est déclenchée par le directeur de l'établissement. Il prévient l'académie et l'agence régionale de santé (ARS) de sa zone. Le directeur doit également établir une première liste de cas contacts et les isoler. 

L'ARS en lien avec le médecin scolaire prend ensuite le relais pour démarrer l'enquête épidémiologique. Sont considérés comme cas contacts tous les enfants et les enseignants d'une même classe. Idem pour les personnes qui se sont trouvées à moins d'un mètre du malade, comme par exemple lors d'une discussion, au cours d'un repas ou d'un jeu dans la cour de récréation. Conséquence, si votre enfant est considéré comme cas contact, il doit rester à l'isolement. Les enfants qui ont simplement croisé dans un couloir ou dans la cour un malade n'entrent pas dans la catégorie cas contact. 

Une fois cette liste établie, elle est transmise à l'Assurance-maladie qui a la charge de prévenir toutes les personnes de la conduite à tenir. Elle peut également mettre à jour la liste en identifiant d'autres cas contacts qui ont pu être rencontrés en dehors de l'école. Toutes les personnes concernées doivent être testées et les parents seront informés par l'établissement scolaire des cas confirmés. 

Fermeture des classes ou d'un établissement ? 

Les décisions de fermer une classe ou un établissement seront prises au cas par cas indique l'Education nationale. "Cela peut être la fermeture d’une classe ou la fermeture d’une école, décision prise au plus près du terrain donc par le préfet en lien avec l’ARS, le recteur et en collaboration avec la collectivité territoriale concernée (mairie, département, région selon les cas)" est-il précisé par le ministère. Plusieurs critères seront pris en compte comme le nombre de cas confirmés, de cas contacts, la date de survenue des symptômes ou le respect des gestes barrières. 

Afin d'éviter des fermetures totales d'écoles, des mesures plus spécifiques pourront être prises dans les zones où le virus circule fortement, notamment en Île-de-France ou dans les Bouches-du-Rhône. Comme par exemple, limiter le brassage des élèves au sein de l'établissement. L'ARS pourra décider de la fermeture de l'école si elle estime que trop d'élèves sont considérés à risque à cause de rencontres trop nombreuses dans des locaux trop exigus. 

Et pour la garde des enfants ? 

Invité de la matinale de franceinfo, Gabriel Attal a annoncé que le "congé parental sera possible" en cas de fermeture d'une classe ou d'une école. Le porte-parole du gouvernement a précisé que "des solutions devront être mises en place" pour aider les parents et permettre "un suivi pédagogique". 

Gabriel Attal a expliqué que le gouvernement souhaitait "accélérer le diagnostic et le résultat. La consigne a été donnée aux établissements de faire en sorte qu'il y ait le moins de brassage possible des élèves. Dans certains départements, on va faire en sorte que ce ne soit pas les élèves qui changent de classe, mais les enseignants, pour qu'il n'y ait pas trop de groupes qui se croisent." Si la classe est fermée, les enseignants devront garder le contact avec leurs élèves, à distance, comme lors du confinement. 

En déplacement ce mardi dans une école de Châteauroux dans l'Indre, Jean Castex a précisé que "toute notre stratégie est de faire en sorte qu'un établissement entier ne ferme pas", tout en reconnaissant que cela pourrait arriver. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de "trouver des solutions surtout pour que les parents puissent continuer à travailler". Le chef du gouvernement a donc fait savoir sa volonté de privilégier la mise en place de modes de garde plutôt que de trouver des solutions de congé parental. 

L'entourage de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a fait savoir que plusieurs conditions seront nécessaires pour mettre en application le dispositif d'arrêt pour garde d'enfants. Une fois la décision de fermeture prise par les autorités administratives compétentes (préfet et ARS), il ne pourra en effet s'appliquer qu'en absence d'un dispositif alternatif de garde qui pourrait être mis en place par l'établissement scolaire ou la mairie.

Il faudra aussi qu'aucun des deux parents ne soient en mesure de recourir au télétravail, précise encore la même source. "On confirme qu'un dispositif d'accompagnement (pour ces parents qui n'ont aucune solution NDLR) sera mis en oeuvre. Il est en cours d'élaboration", a indiqué de son côté le ministère du Travail.

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