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Coronavirus : une centaine d'enseignants mobilisés devant l'inspection d'académie de la Dordogne

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Par , France Bleu Périgord

Ils étaient une grosse centaine d'enseignants rassemblés devant l'inspection d'académie de la Dordogne ce mardi matin. Pour dénoncer les conditions sanitaires dans lesquelles ils enseignent en pleine épidémie de coronavirus. Des enseignants de lycées mais aussi de collèges et du primaire

Beaucoup de professeurs de Laure Gatet dans la manifestation
Beaucoup de professeurs de Laure Gatet dans la manifestation © Radio France - Antoine Balandra

Une centaine de professeurs très remontés se sont rassemblés ce mardi matin devant l'inspection d'académie à Périgueux en Dordogne. A l'appel de la CGT Education ou encore du Snuipp FSU ou du FNEC-FP-FO.

Et dans le cadre d'un mouvement national de protestation contre la situation sanitaire dans les établissements scolaires. Le ministre de l'éducation a autorisé les demi groupes dans les lycées avec la possibilité d'avoir seulement 50% des effectifs en présentiel dans les classes.

Mais cela ne suffit pas à régler tous les problèmes et notamment dans les collèges estime Jean-Pierre Jouannel, représentant SNES FSU dans un lycée de Périgueux : "L'avancée pour les lycées, c'est une bonne chose mais il y a encore beaucoup à faire pour les collèges où il faudrait leur permettre de passer à 50%. Il ne faut pas oublier que l'on a des cités scolaires où l'on a des collégiens, des BTS, qui sont aussi contaminants que tout le monde. Tout ce petit monde se côtoie, va à la cantine, se croise dans les couloirs. On n'est pas au bout du chemin pour assurer un protocole sanitaire dans les meilleures conditions par rapport à la situation exceptionnelle que l'on vit" dit-il.

Un manifestant devant l'inspection académique de la Dordogne
Un manifestant devant l'inspection académique de la Dordogne © Radio France - Antoine Balandra

Ce mardi, le mouvement a été très suivi justement au niveau national dans les collèges où 45% des profs étaient en grève selon le SNES-FSU. Il y en avait aussi beaucoup dans la rue à Périgueux, des profs de collège. Car rien ne justifie de ne pas prendre les mêmes mesures au collège que dans les lycées estime Abdelrafik Babahani, secrétaire départemental du SNES et enseignant au collège Montaigne de Périgueux : "La problématique est la même. Nous avons des classes à 30 élèves. Les enseignants sont inquiets pour leur santé, celle de leurs élèves, et celle de leur famille. Depuis des mois nous demandons au ministre de dédoubler les classes. De recruter du personnel. De permettre une protection sanitaire. Mais cela tarde. Actuellement, il n'y a rien pour les collèges, le collège c'est l'oublié.Il y a un manque d'anticipation incroyable. Il faut espérer que la chance fasse qu'il n'y ait pas trop des dégâts ou de catastrophes dans les établissements scolaires" explique-t-il.

Polémique à Laure Gatet

Dans la manifestation périgourdine, il y avait énormément de professeurs venus de la cité scolaire Laure Gatet à Périgueux. D'ailleurs selon le SNES FSU, 100% des personnels du collège y étaient en grève ce mardi. Pour des raisons sanitaires mais surtout suite à la visite de l'inspecteur d'académie jeudi dernier dans leur lycée. Jacques Caillaut était venu tenir une réunion suite à la publication d'une lettre ouverte par un collectif d'enseignants. Une lettre qu'il aurait qualifié "d'anonyme" et de "mal écrite". Mais selon cette enseignante d'EPS de Laure Gatet et membre du conseil d'administration, cela ne s'est pas arrêté là : "Tout cela est parti d'une lettre ouverte adressée par l'ensemble des enseignants de la cité scolaire Laure Gatet, suite à la gestion de l'hommage à Samuel Paty et à la gestion de la pandémie. Suite à cette lettre ouverte, nous avions eu, les élus du conseil d'administration du collège et du lycée, une réunion avec lui pour instaurer un dialogue avec le DASEN. Et ses mots exacts ont été : "cette lettre reprend le schéma bien connu des lettres de dénonciation de Juifs à d'autres époques troublées". Ce n'est pas une anecdote, on ne peut pas laisser passer cela. Surtout à Laure Gatet, une résistante. Donc c'est symbolique. Nous on parle du mépris des enseignants, et bien cela en fait partie aussi" dit-elle.

Au niveau national, selon l'éducation nationale, il y a eu hier 8.78% de grévistes dans le primaire et 10.36 dans le secondaire. Contactée, l'inspection d'académie n'a pas donné suite pour l'instant à nos sollicitations.

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