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Éducation

Cours d'éducation sexuelle au collège : "Ça nous permet d'en parler de façon plus mature"

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Le ministre de l'Education nationale a rappelé, la semaine dernière, dans une directive, que tous les élèves doivent suivre trois séances d'éducation sexuelle par an, de l'école au lycée. A Marcq-en-Barœul, près de Lille, ces échanges ont libéré la parole, en classe et en famille.

Les séances d'éducation sexuelle ont lieu une fois par an et par petit groupe d'une vingtaine d'élèves maximum.
Les séances d'éducation sexuelle ont lieu une fois par an et par petit groupe d'une vingtaine d'élèves maximum. © Radio France - Valentine Joubin

Marcq-en-Barœul, France

Trois cours d'éducation à la sexualité par an, de l'école au lycée, c'est ce que prévoit la loi et il faut la respecter rappelle une circulaire publiée il y a quelque jours par le ministre de l'Education Nationale. Contrairement à de nombreuses rumeurs qui ont circulé sur internet, l'objectif n'est pas d'enseigner des pratiques mais de "favoriser le respect de l'autre". Comment ces séances se passent-elles concrètement?  France Bleu Nord s'est rendu au collège du Lazaro, à Marcq-en-Baroel.

On part d'eux, des sujets qui les préoccupe.

Dans cet établissement de la métropole lilloise,les cours d'éducation sexuelle se déroulent par petits groupes, d'une vingtaine d'élèves maximum et commencent toujours par des questions posées anonymement. "Comment se passe un avortement?", "Quels sont les différents moyens de contraception?", "Comment savoir si on tombe enceinte?".  Sans porter de jugement, Stéphanie Bodécot, l'infirmière scolaire répond à toute la classe, "on part toujours d'eux, des sujets qui les préoccupe".

J'ai appris qu'il y avait plusieurs moyens de contraception pour les filles. C'est très utile.

Les conséquences d'une grossesse non souhaitée, les maladies sexuellement transmissibles, la prévention dans son ensemble, font partie des fondamentaux du collège. A Marcq-en-Baroeul, cet apprentissage est conçu comme un cycle, du CM2 à la troisième. Une à deux heures par an, à la mesure des moyens dont disposent les établissements. "On a parlé du cycle menstruel des filles, je sais que c'est 28 jours, raconte Thomas, elle nous avait aussi expliqué ce qu'est une érection, ajoute l'adolescent. "J'ai appris qu'il y avait plusieurs moyens de contraception pour les filles. C'est très utile", estime Electre.

Stéphanie Bodécot, l'infirmière scolaire répond aux questions des élèves, sans les juger. - Radio France
Stéphanie Bodécot, l'infirmière scolaire répond aux questions des élèves, sans les juger. © Radio France - Valentine Joubin

C'est devenu un sujet normal avec ma mère

Les élèves parlent plus facilement de leur désir et de leur corps avec leur infirmière scolaire ou une intervenante du planning familial qu'avec leurs parents. Mais les cours d'éducation sexuelle facilite le dialogue, au fil des années. "Avant je n'osais pas du tout en parler avec ma mère et surtout mon père. J'étais gênée, confie Adèle, maintenant j'ai plus de connaissances. Cela nous permet d'en parler de façon plus mature. "C'est devenu un sujet normal avec ma mère", pense même Morgane, un camarade.

On a donc décidé de ne plus communiquer la date des séances d'éducation sexuelle

Dans certaines familles malheureusement le blocage persiste. "Certains parents ne sont pas du tout à l'aise avec ça et on avait de plus en plus d'absentéisme. On a donc décidé de ne plus communiquer la date des séances d'éducation sexuelles", explique Chantal Givert, principale du collège du Lazaro. Un choix radical influencé aussi par le cas d'une ancienne élève. L'adolescente est tombée enceinte en classe de seconde et n'avait suivi aucun cours d'éducation sexuelle.

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