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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : pourquoi la demi-jauge s'applique encore dans les collèges de la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Malgré un taux d'incidence en baisse, dans la Loire, les élèves de troisième et de quatrième continuent de suivre les cours en demi-jauge. Une situation mal comprise par les parents, mais aussi dénoncée par les principaux eux-même. Le rectorat indique que la levée de la mesure ne dépend pas de lui.

Depuis la reprise des cours le 3 mai, les élèves de troisième et quatrième dans les collèges de la Loire suivent les cours en demi-jauge.
Depuis la reprise des cours le 3 mai, les élèves de troisième et quatrième dans les collèges de la Loire suivent les cours en demi-jauge. © Maxppp - PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Cela fait deux semaines que les élèves de troisième et de quatrième suivent leurs cours en demi-jauge dans les collèges de la Loire. Une décision prise initialement au regard du taux d'incidence élevé, au-dessus de la barre des 400 cas pour 100. 000 habitants. Alors que ce taux est passé sous la barre des 200, et que l'on s'apprête à vivre une nouvelle étape de déconfinement ce mercredi 19 mai, les parents d'élèves et les principaux des collèges souhaiteraient voir la demi-jauge levée. Le rectorat leur répond.

Des collégiens peu autonomes et démotivés

La scolarité en demi-jauge passe mal pour les collégiens de la Loire, d'après les témoignages que nous avons récoltés. "Mon fils de troisième a un peu plus de mal à se mettre aux révisions d'historie-géo, pour le brevet", remarque Véronique. Principal dans un collège de Chazelles-sur-Lyon, Gérard Heinz abonde : "à cet âge, certains élèves ne sont pas du tout mûrs. Cela va au-delà du décrochage, on touche à une démotivation complète, à une perte de confiance en soi qui va nous poser des problèmes à la rentrée de septembre, pour la nouvelle année scolaire."

La nouvelle étape de déconfinement, avec la réouverture des commerces et des terrasses de bars et restaurants partout en France, est donc vécue comme une injustice par la plupart des parents. Maryline Piot, présidente de la FCPE au collège Jacques-Prévert d'Andrézieux-Bouthéon, s'agace : "on pensait sincèrement qu'il y aurait une reprise cette semaine. On ouvre les magasins, on ouvre les terrasses, on ouvre tout, et on a l'impression que les jeunes sont un peu passés à l'as.

La levée de la demi-jauge ne dépend pas du rectorat

Depuis une semaine, la ligne téléphonique du rectorat de la Loire n'en finit pas de recevoir des appels de parents et de principaux désireux de lever la demi-jauge. Mais Martine Petit, directrice adjointe académique, avoue son impuissance : "cette décision relève de la Haute Autorité de Santé, puis résulte d'un échange entre le ministère de la Santé et de l'Éducation nationale, avant de revenir aux ARS et préfectures locales."

Elle rappelle que la demi-jauge reste donc maintenue pour toute la Loire : aucune dérogation au cas par cas ne peut avoir lieu. Pourtant, certains principaux nous l'ont confié hors micro : ils ont fait revenir leurs élèves en classe complète cette semaine.

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