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Éducation

CP à 12 élèves : on déshabille Paul pour habiller Jacques selon le SNUIPP-FSU Mayenne

lundi 4 septembre 2017 à 19:58 Par Charlotte Coutard, France Bleu Mayenne

Les classes de CP situées en REP+, les zones d'éducation prioritaire, comptent désormais 12 élèves maximum. Cinq classes sont concernées en Mayenne, dans les écoles Jules Verne et Badinter quartier Saint-Nicolas à Laval. Mais pour le SNUIPP-FSU, cela se fait au détriment des autres classes.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Maxppp - Maxppp

Laval, France

Les quelques 59 361 élèves de la Mayenne reprennent progressivement le chemin de l'école, du collège ou du lycée depuis ce lundi matin. Mais il y a du changement en cette rentrée 2017, en CP notamment. Désormais, les classes de CP en REP+, les zones d'éducation prioritaire, bénéficient du dispositif "CP à 12 élèves", c'est-à-dire le dédoublement des classes de CP, avec des effectifs divisés par deux, pour permettre un meilleur apprentissage de la lecture, de l'écriture et des mathématiques.

Deux écoles concernées en Mayenne

Selon le SNUIPP-FSU, deux écoles sont concernées en Mayenne, l'école Jules Verne et l'école Élisabeth et Robert Badinter, quartier Saint-Nicolas à Laval. Cinq classes de CP à 12 ont été créées, mais selon le syndicat, sans moyen supplémentaire, en faisant appel aux enseignants du dispositif "plus de maîtres que de classe", ces enseignants volants qui venaient quelques heures par semaine en renfort dans plusieurs classes.

"Les écoles en zone d'éducation prioritaire fonctionnent dans des conditions moins bonnes que celles de l'an passé".

On a donc déshabillé Paul pour habiller Jacques, selon Yves Raymond, secrétaire départemental du SNUIPP-FSU de la Mayenne, le principal syndicat enseignant. "Ces classes ont été ouvertes au détriment d'un dispositif qui fonctionnait très bien, "plus de maîtres que de classes". On pouvait travailler en maternelle, en CE1 ou en CE2 avec deux maîtres certains jours. Aujourd'hui, le dispositif "plus de maîtres que de classes" a été supprimé sur ces écoles, ce qui fait que les écoles en zone d'éducation prioritaire fonctionnent dans des conditions moins bonnes que celles de l'an passé, et finalement dans de moins bonnes conditions que les écoles en zone non prioritaire qui continuent à en bénéficier", explique Yves Raymond.

"Il faut que les moyens soient ajoutés, que ce ne soit pas au détriment des autres classes".

"L'idée de faire des CP à 12, ce n'est pas une mauvaise idée. Le problème, c'est qu'il faut que les moyens soient ajoutés, que ce ne soit pas au détriment des autres classes, qui ne bénéficient plus du maître supplémentaire. Aujourd'hui, les CP à 12 vont faire qu'il y aura moins de travail de suivi en CE1, où on pouvait faire beaucoup de dédoublement de classes, ou de travail à deux enseignants dans la même classe".