Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation
Dossier : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Crise à la tête de l'université de Bourgogne Franche-Comté

L'équipe dirigeante de l'université de Bourgogne Franche-Comté a décidé de démissionner collectivement ce jeudi à l'issue du conseil d'administration qui se tient à Besançon. Elle estime qu'elle ne peut pas mener à bien ses missions à cause des réticences de certains chefs d'établissement.

L'université de Bourgogne Franche-Comté comprend sept établissements et 56 000 étudiants
L'université de Bourgogne Franche-Comté comprend sept établissements et 56 000 étudiants © Maxppp - Simon Daval

Bourgogne-Franche-Comté, France

Ils veulent créer un électrochoc. Le président de l’université de Bourgogne Franche-Comté et ses vice-présidents ont décidé de démissionner ce jeudi à l'issue du conseil d’administration qui se tient à Besançon. Ils estiment qu'ils ne peuvent pas mener à bien la mission pour laquelle ils ont été élus en 2016, à cause des réticences de certains chefs d'établissement. Ces chefs d'établissement, notamment bourguignons, refuseraient de céder certaines de leurs prérogatives à la Comue, (la fédération qui regroupe les sept établissements universitaires bourguignons et francs-comtois) comme c'était prévu à l'origine.

Deux visions de la région s'affrontent

"L'idée était de créer une fédération, de telle sorte d'irriguer les territoires et d'être visible à l'échelle nationale et internationale" explique Olivier Prévot, un des vice-présidents démissionnaires, "la difficulté c'est que pour ce faire, cela nécessite que les établissements universitaires, membres de la Comue, transfèrent des compétences et des pouvoirs. Et là _nous avons été confrontés à de très grandes crispations de la part de personnes qui veulent bien transférer à la fédération tout en la dirigeant_. Or ce n'est pas notre vision des choses. Nous pensons qu'il faut s'appuyer sur les territoires et chaque pôle: Dijon, Beaune, Besançon, le Nord Franche-Comté. Nous ne pouvons pas concentrer les moyens financiers et de décision à Dijon."

Le label d'excellence de l'université pourrait être menacé

Il y a donc des enjeux d'aménagement et d'équilibre des territoires à long terme, mais aussi des enjeux plus urgents. Un label est aussi en jeu. Le label d'excellence I-Site qui a été décerné à l'université Bourgogne Franche-Comté par un jury international, avec des millions d'euros à la clé pour la recherche. Si les problèmes de gouvernance persistent, si la fédération de ne se fait pas comme prévu, le jury international pourrait le retirer. Pour Maud Clavequin, élue en charge de l’enseignement supérieur à la région, c'est une urgence: " _Le ministère nous a donné trois mois pour prouver que les engagements qui ont été pris en 2016 seront respectés_. J'espère qu'il va y avoir une prise de conscience collective car il y va de l'avenir même de la recherche en Bourgogne Franche-Comté". 

Il faut que les dijonnais entendent raison

Les élus se sont donc emparés du dossier, une réunion a déjà eu lieu il y a dix jours entre les présidents des agglomérations concernés, (bourguignons et francs-comtois) en présence aussi de la présidente de la région et des recteurs. Un texte commun est en cours d’élaboration mais ça bloque encore. Damien Meslot, le président du Grand Belfort prévient: il faut que chacun prenne ses responsabilités: "j'espère que le bon sens l'emportera mais on ne peut pas accepter que les bourguignons se comportent en terrain conquis et refusent tout accord et tout compromis. Il faut que les dijonnais entendent raison. Si à cause d'eux nous perdions le label I-Site ce serait une catastrophe et ils en porteraient la responsabilité". 

En attendant, un administrateur provisoire va être nommé par l'Etat avec une feuille de route, qui est encore inconnue. Tout dépendra justement des positionnements du monde politique local, mais aussi des membres de l'université. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu