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Crise sanitaire : rentrée universitaire hors du commun dans les facs d'Ile de France

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Par , France Bleu Paris

Cette rentrée universitaire 2020 relève d'un véritable casse-tête pour les facultés franciliennes qui doivent résoudre cette double équation : accueillir d'avantages de nouveaux étudiants que les années précédentes et mettre en place de nouvelles mesures sanitaires dans l'enseignement.

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. © Maxppp - Romain Boulanger

Les étudiants ont commencé à faire leur rentrée dans les universités il y a deux à trois semaines. Mais celle-ci n'est pas terminée. A Paris-Nanterre par exemple, les dates ont été décalées deux deux semaines, afin de mieux préparer l'établissement aux nouvelles contraintes sanitaires. Rentrée échelonnée également selon les formations pour éviter de trop grand rassemblements d'étudiants. Rentrée numérique enfin, avec des réunions d'accueil en ligne et des sessions d'échanges sous forme de "chats en live".

Chaque faculté est autonome et gère comme elle le souhaite la mise en place du protocole sanitaire.  L'université de Paris Nanterre propose un enseignement hybride : une semaine de cours en présentiel, en alternance avec une semaine de cours en distanciel. L'objectif étant que seulement la moitié des 43.000 étudiants soient présents sur le campus, à tour de rôle.  Ce n'est pas encore le cas, reconnait François Regourd, vice-président délégué aux initiatives pédagogiques et numériques. "Les étudiants ne sont pas toujours rassurés et ont peur de ne pas pouvoir accéder aux cours en vidéo" explique-t-il. Mais il a bon espoir que tout rentre dans l'ordre d'ici quelques semaines. 

Les services techniques de Paris-Nanterre ont dû équiper toutes les salles de cours et les amphithéâtres, puis former les enseignants à la captation vidéo. De leurs côtés, les services administratifs, débordés, doivent communiquer sur cette nouvelle organisation auprès des étudiants, confie Aymeric Tonneau, vice-président des Etudiants de l'Université de Nanterre.

Autre option choisie à l'université Paris 1 - Panthéon Sorbonne, où l'offre est à la carte :  les sites du campus sont ouverts en permanence aux étudiants, qui peuvent venir assister aux cours, aussi souvent qu'ils le souhaitent. Mais ils ont également le choix de les suivre depuis leur ordinateurs : "les vingt-cinq amphithéâtres ont été équipés de caméra pour réaliser la captation des cours" explique Thomas Clay, administrateur provisoire de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.  "Ce qui a un effet mécanique de diminution des flux dans les amphithéâtres" assure-t-il.

Une situation loin d'être acquise pour le moment dans les facultés les plus en tension : de nombreux étudiants, bien qu'arrivés en avance, sont priés de quitter les salles de cours, faute de place. C'est ce qui est arrivé à Chloé, en deuxième année de Maths-Informatique à l'Université de Paris : _"Je suis arrivée en Travaux Dirigés, un quart d'heure en avance. Nous étions trop, il n'y avait pas assez de place pour tout le monde.  J'ai alors fait partie des personnes qui ont été a virées !".  Depuis la rentrée, des scènes comme celle-ci sont régulièrement rapportées à Bérangère Poncet, présidente de l'Association Générale des Etudiants de Paris. "Il n'y avait déjà pas assez de place pour tous les inscrits, les années précédentes, il n'est pas étonnant que la situation soit encore plus critique cette rentrée".  _De 91% de réussite de moyenne au bac en 2019, le taux a grimpé à 98 % cette année en filière générale, compte-tenu des conditions d'obtention du bac, avec pour conséquence 35.000 candidats étudiants supplémentaires en facultés. 

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