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Éducation

Dans l'académie de Dijon, la rétention des notes du bac pour faire pression sur le ministère

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Par , France Bleu Bourgogne

Après des professeurs de philosophie, des enseignants d'histoire-géo ont à leur tour dans l'académie de Dijon décidé ce 20 juin de retenir les notes du bac. Ils entendent ainsi faire valoir leurs revendications contre la réforme du lycée et du bac.

Image d'archives : l'affichage des résultats du bac 2018 au lycée Le Castel à Dijon
Image d'archives : l'affichage des résultats du bac 2018 au lycée Le Castel à Dijon © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Si les épreuves du bac ont bien lieu, leurs résultats pourraient ne pas être communiqués en temps et en heure. Dans plusieurs académies, dont celle de Dijon, des professeurs ont décidé de retenir les notes de l'épreuve de philo, afin de faire valoir leurs revendications contre la réforme du lycée et du bac. Une action qui fait boule de neige, puisqu'à leur tour, des professeurs d'histoire-géo réunis en assemblée générale ce jeudi 20 juin au lycée Carnot à Dijon, ont décidé de faire la même chose.

Plusieurs actions avaient été envisagées

Les professeurs de philosophie appelés à corriger les copies de l’épreuve du bac dans leur discipline, avaient le choix entre plusieurs modes d’action, précise l’une des enseignantes, Cécile Fassier : « _on a envisagé la grève des corrections_, mais on a trouvé que c’était trop préjudiciable pour les élèves, certains collègues ont proposé aussi l’interdiction de la salle où étaient stockées les copies, là aussi ça n’a pas emporté l’adhésion. Ou encore mettre 20 sur 20 à toutes les copies, mais on a trouvé que ce n’était pas très juste pour les élèves qui avaient travaillé ». C’est donc la rétention des notes qui a été choisie. Les copies sont donc bien corrigées, mais les notes ne seront pas rendues le 1er juillet comme exigé sur la convocation des correcteurs.

Une réforme rejetée

« Aucun professeur n’est satisfait d’en arriver là. Mais on n’a pas le choix. Il en va de l’avenir des élèves ». Pour les enseignants contestataires, la réforme du bac et du lycée est préjudiciable aux élèves comme aux professeurs, parce qu’elle entraîne des inégalités entre les établissements. Parce que, aussi, le bac n’est plus national, mais devient un examen local, et « parce qu’on laisse croire aux élèves qu’ils ont le choix, alors qu’en réalité ils n’ont pas le choix des spécialités. Tout dépendra de l’établissement dans lequel ils sont inscrits, et le bac aura une valeur différente en fonction de l’établissement dans lequel l’élève aura passé l’examen ».  

Quelles conséquences ?

Si rien ne bouge, la rétention des notes aura pour effet de retarder la publication des résultats, prévue le 5 juillet. Une situation qui inquiète Bruno Écard, président régional de la Fédération de Parents d’Élèves de l’Enseignement Public : « la grosse inquiétude, c’est de savoir comment les élèves vont être affectés derrière. _Les établissements attendent certaines notes pour ouvrir l’affectation_. Les enfants les ayant plus tard que les autres, ça risque de poser problème ».

De son côté, le rectorat ne s'alarme pas et indique faire confiance au devoir de responsabilité des enseignants pour que les candidats au bac aient leurs résultats le 5 juillet.