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Éducation

Dans le Loiret, la semaine de quatre jours, vraiment ?

mardi 5 septembre 2017 à 10:53 Par Anne Oger, France Bleu Orléans

C'est une information France Bleu Orléans : dans les 51 communes du Loiret qui reviennent à la semaine de quatre jours, les parents d'élèves pourraient avoir une mauvaise surprise. Dans certaines écoles les heures d'activités pédagogiques pour les élèves se retrouvent programmées le mercredi matin.

La rentrée
La rentrée © Radio France

Loiret, France

A Cercottes par exemple, tout le monde s'était quitté début juillet sur un consensus : la fin de l'école le mercredi matin et le retour à la semaine de quatre jours. Le conseil d'école était d'accord, le conseil municipal avait voté la mesure, et un référendum auprès des parents d'élèves avait mené à cette décision. C'était sans compter sur les activités pédagogiques complémentaires, que les enseignants de primaire doivent assurer, 36 heures par an. Ces heures d'enseignement personnalisé (APC), destinées au travail en petit groupe pour les élèves qui en ont besoin, sont en théorie programmées par l'équipe pédagogique, qui peut les mettre sur un temps de midi ou en fin de journée. C'est ce qui avait été décidé. Aurélie Vaillant est parent d'élève à l'école de Cercottes, et conseillère municipale : "Nous on pensais que c'était bon, qu'il y aurait école le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Et finalement on est en train d'apprendre que finalement ça n'est pas tout à fait ça. C'est plus vraiment quatre jours, si on veut que nous enfants participent à ces APC, ce sera quatre jours et demi".

Conséquence de la loi sur la refondation de l'école

Car la loi sur la refondation de l'école, adoptée en 2013, qui mettait en place ces APC, prévoit qu'elles ne peuvent pas être intégrées à des journées de six heures, pour éviter de trop charger le temps scolaire. Un principe que la direction académique du Loiret a rappelé aux enseignants concernés dans les 77 écoles du Loiret revenant à la semaine de 4 jours. "Les journées étant déjà de six heures sur les quatre jours de la semaine, il ne reste par définition que le mercredi pour les caser" explique Bruno Chirouse, secrétaire départemental du SNUIPP, le syndicat enseignant du premier degré. "C'est une forme de résistance, de la part de l'ancien directeur académique qui, il faut le dire, n'était pas vraiment favorable au retour de la semaine de quatre jours. C'est un peu une hérésie quand on sait que les collègues ont souhaité repasser à quatre jours pour permettre aux enfants d'avoir une pause dans la semaine".

L'obligation de proposer ces activités pédagogiques demeure, leur positionnement se fera dans le dialogue et l'écoute - Philippe Ballé le directeur académique du Loiret

Alors aurait-on menti aux parents ? "Non" répond Philippe Ballé, le directeur académique du Loiret. "On a simplement posé le principe d'une plus grande souplesse dans l'organisation des rythmes en autorisant aux communes la possibilité de déroger à la loi. Pour autant l'obligation concernant les activités pédagogiques complémentaires demeure. Ils n'auront pas nécessairement lieu le mercredi matin, c'est l'organisation au niveau local qui décidera, cela se fera dans le dialogue et l'écoute".

Un appel au boycott et le risque de n'avoir aucun élève le mercredi matin

Le SNUIPP, qui n'a jamais été favorable à ces APC appelle les enseignants à boycotter ces heures et prévient : le risque c'est que les parents n'envoient pas leurs enfants le mercredi matin, car ces heures d'enseignement spécifique ne sont pas obligatoires pour les élèves. Dans les communes concernées, les discussions se poursuivent, les maires, eux, ne s'en mêleront pas forcément, car cela ne change rien à leur organisation. A Coullons par exemple il n'y aura pas pour autant de garderie le mercredi matin.