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Débuts poussifs pour la campagne d'autotests des lycéens dans l'académie de Limoges

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Par , France Bleu Limousin

Avec une semaine de retard sur le calendrier prévu, la campagne d'autotests doit finalement commencer ce lundi pour les lycéens de l'académie de Limoges. A condition d'avoir reçu le matériel et d'avoir pu s'organiser dans les établissements. C'est loin d'être le cas partout en Limousin.

Les autotests pour les lycéens arrivent au compte-goutte dans l'académie de Limoges et les établissements peinent à organiser cette campagne.
Les autotests pour les lycéens arrivent au compte-goutte dans l'académie de Limoges et les établissements peinent à organiser cette campagne. © Maxppp - Yves-Marie Quemener

Les autotests vont-il vraiment débuter ce lundi pour les élèves des lycées de l'académie de Limoges ? L'opération a déjà été reportée d'une semaine à cause de retards de livraison, mais quelques cartons sont enfin arrivés dans certains lycées. Des établissements ont d'ailleurs commencé à recueillir le consentement des familles, pour les élèves de plus de 15 ans, mais ça patine encore pour l'organisation de cette campagne de tests voulue par le gouvernement, dans sa stratégie de lutte contre le Covid-19.

Des lycéens pas formés, ni même vraiment informés

Elise et Franck sont élèves en première et en terminale à Limoges. Ils ont entendu parler des autotests, mais ne savent pas grand chose sur la manière dont ils vont se dérouler. "Dans mon établissement, on n'a aucune info, on ne sait pas s'il y en a pour nous" explique le jeune homme qui est volontaire pour ces tests réguliers. Elise est d'accord aussi, même si elle appréhende. "Le faire toute seule, c'est un peu paniquant parce que je ne me suis jamais fait tester. Je ne sais pas du tout comment il faut faire !" Tous les deux espèrent donc avoir une petite démonstration avant de passer à l'acte.

Les infirmières scolaires seront évidemment mobilisées précise  Isabelle Do Nascimento, elle-même affectée au lycée Raoul Dautry à Limoges. "On va leur expliquer, j'espère que ça va bien se passer" dit-elle, en précisant que quelques boites d'autotests sont bien arrivées dans son établissement. Cette infirmière scolaire, qui est aussi secrétaire adjointe du syndicat SNIES UNSA en Haute Vienne, s'inquiète toutefois pour la mise en oeuvre concrète de la campagne, car c'est un vrai casse tête pour l'organisation.

"Je ne peux pas m'occuper des autotests et remplir mes autres missions d'infirmière" - Isabelle Do Nascimento

Pour réaliser ces tests dans de bonnes conditions, il faut trouver des salles disponibles et organiser des créneaux pour accueillir les lycéens au fur et à mesure. Ça ne peut pas se faire n'importe où précise Isabelle Do Nascimento. "Il faut qu'ils soient à deux mètres de distance les uns des autres, c'est impossible dans une classe, comme ça avait été dit au départ" souligne la syndicaliste. Et si un cas est positif, il faut évidemment isoler l'élève, prévenir sa famille et tracer les cas contacts, ce qui prend beaucoup de temps. "Je ne peux pas m'occuper des autotests et remplir mes autres missions d'infirmière. C'est ce qui me gêne" déplore ainsi Isabelle Do Nascimento, en évoquant notamment son rôle d'écoute auprès des élèves en souffrance, sacrifié faute de pouvoir tout mener de front, alors qu'à ses yeux c'est une mission cruciale en cette période de crise.

Pas assez de tests pour les élèves, ni pour les enseignants 

Les syndicats d'enseignants dénoncent aussi le manque de personnel pour faire passer ces autotests et le manque de matériel. Selon Marianne Corrèze, secrétaire académique du SNES FSU dans l'académie de Limoges, seuls 60% des personnels de l'éducation nationale ont reçu leur dotation d'autotests. Et les quantités arrivées pour les lycéens sont nettement insuffisantes également. Une situation dont elle ne se dit malheureusement pas étonnée. "Nous avons des interrogations extrêmement fortes sur les tests, comme nous avons pu les avoir les semaines et mois précédents sur le dépistage dans les établissements, le repérage des cas contacts." Tous métiers confondus, les syndicats des personnels de l'éducation nationale dénoncent une nouvelle fois un écart entre les annonces du gouvernement et la réalité de ce qui se passe sur le terrain.

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