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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement au Pays Basque : inquiétudes après la première semaine d'école

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Par , France Bleu Pays Basque

Des milliers d'écoliers entament ce lundi 18 mai une deuxième semaine d'école quand la majorité de leurs camarades continueront à suivre la classe à la maison. Le bilan des premiers jours de rentrée dans les Pyrénées-Atlantiques n'est guère rassurant à en croire syndicats et parents d'élèves.

Les protocoles sanitaires dans les écoles primaires sont difficiles et chronophages à mettre en place
Les protocoles sanitaires dans les écoles primaires sont difficiles et chronophages à mettre en place © Radio France - Jean-François Fernandez

Ce devait être un galop d'essai, une mise en place avant la montée en puissance prévue début juin pour la rentrée de l'ensemble des élèves du premier degré. Malheureusement, selon les syndicats d'enseignants dans les Pyrénées Atlantiques, les premiers retours après la semaine inaugurale de classe post-confinement ne sont pas très rassurants, même si cela "s'est plutôt bien passé" rapporte Franck Hialé, le sécrétaire départemental de l'UNSA-SE 64. Entendez par là qu'il n'y a pas eu d'incidents notables.

Des doutes sur le retour de tous les élèves en juin

Alors quoi ? "On a l'impression que le dispositif est déjà quasiment à flux tendu". Aujourd'hui, 70% des enseignants sont présents à l'école pour s'occuper d'une minorité d'élèves (27%), scolarisés en CP et CM2 essentiellement, voire en CE1 (dans les zones d'éducation prioritaire notamment) et en grande section maternelle. Selon le syndicaliste enseignant, sur la base des retours de collègues et directeurs, "ça ne va pas être possible de faire rentrer tout le monde (en juin) ou alors ça va être un jour d'école par-ci par-là".

D'autant que "le protocole sanitaire est vraiment très compliqué, très pointilleux et surtout très chronophage à mettre en place", renchérit Katy Petrissans, du syndicat SNUIPP-FSU. L'accueil des élèves, les règles de distanciation physique, l'obligation de se laver les mains régulièrement tout en appliquant la règle précédente.... on perd beaucoup de temps et d'énergie. Et l'enseignante de raconter que les élèves "ne vont que 4 par 4 aux toilettes, donc pendant que vous en avez aux W.-C. il faut quelqu'un pour les surveiller, quelqu'un d'autre pour surveiller ceux qui sont en classe,..." 

Le contenu pédagogique impacté

Résultat, le contenu pédagogique proposé s'en ressent, d'autant qu'il faut rattraper le retard pris par certains élèves pendant le confinement hors de l'école et ne pas pénaliser ceux qui restent à la maison. Selon des témoignages de parents que l'on a pu recueillir, des enfants de CM2 se retrouvent ainsi par moment à faire des dessins en classe. "Ce que l'on propose aux élèves, c'est maigre à la fois en quantité et en qualité. Ce n'est pas l'école d'avant, reconnait Franck Hialé. C'est vrai que cela a choqué certaines personnes, mais malheureusement c'est le cadre sanitaire qui impose cela."

Pour ne rien arranger, ces protocoles mobilisent beaucoup de personnel, y compris des enseignants de niveaux qui ne sont pas encore rentrés, soit pour prendre en charge des classes dédoublées, soit pour assurer l'encadrement de l'accueil, de la recréation, des passages aux sanitaires... Et au bout du compte, l'enseignement à distance pour les élèves restés chez eux en pâtit également, témoigne le secrétaire de l'UNSA 64 : "la continuité pédagogique est un peu plus allégée pour assurer le présentiel." Ainsi du cas de professeurs qui assuraient une classe virtuelle tous les jours et ne peuvent plus le faire que deux fois par semaine.

Des conditions anxiogènes

Eux au moins n'ont pas à subir le climat anxiogène de ces premiers jours de rentrée sous haute surveillance, avec ces nouvelles règles inhabituelles qui ont pu désarçonner plus d'un enfant, et surtout d'un adulte, note Isabelle Delanoë, la vice-président de la fédération de parents d'élèves FCPE 64 : "cela a pu freiner parents à remettre les enfants à l'école la semaine dernière quand ils ont vu que les pauvres gamins étaient à 1 mètre de distance dans des ronds, des carrés, avec la maîtresse masquée".

Les personnels non plus ne sont pas toujours rassurés par les conditions. Alors qu'en France plusieurs écoles ont à nouveau fermé pour des suspicions de Covid-19 chez des élèves ou des adultes encadrants, chaque signe de faiblesse (vomissement, mal de tête, fièvre) est guetté avec inquiétude. Et pour couronner le tout, le matériel arrive au compte goutte, en particuliers les masques acheminés au dernier moment en fin de semaine dernière. "On travaille à flux tendus, masque par masque, et ça c'est inacceptable", s'insurge Franck Hialé, le responsable UNSA.

Scolaire, périscolaire, des règles différentes ?

Des enseignants qui s'étonnent par ailleurs, et c'est un euphémisme, que les règles appliquées pendant le temps scolaire, donc par le personnel de l'Education Nationale, soient différentes dans certains cas des consignes données au personnel municipal qui encadre le temps périscolaire. "On s'aperçoit que si nous on  fait attention, on sépare bien tous les groupes, témoigne Katy Pétrissans, enseignante du SNUIPP, après comme ils sont moins nombreux à la garderie, ils se retrouvent tous ensemble. Cela nous laisse un peu sceptiques..."

Après cette courte première semaine de rentrée, à effectifs réduits, l'inspection d'académie et les municipalités ont toute la semaine pour tenter de corriger le tir. Si cela est possible.

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