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Déconfinement en Gironde : "C'est un peu l'inconnu" pour la rentrée des élèves du premier degré

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Par , France Bleu Gironde

Les élèves girondins de maternelle et de primaire qui étaient retournés à l'école au compte-goutte peuvent théoriquement tous être accueillis à partir de ce lundi. Mais dans des conditions inédites : les protocoles sanitaires sont stricts et tous ne pourront pas être à l'école en même temps.

Des bureaux espacés dans une salle de classe pour respecter la distanciation physique - Illustration
Des bureaux espacés dans une salle de classe pour respecter la distanciation physique - Illustration © Radio France - Stéphanie Perenon

Certains élèves de maternelle et de primaire avaient repris le chemin de l'école dès le 12 mai, lendemain de déconfinement. D'autres avaient attendu quelques jours que leur école rouvre, d'autres encore sont restés chez eux. La rentrée au compte-gouttes est terminée :  ce lundi, tous les élèves du premier degré doivent théoriquement pouvoir être accueillis dans les écoles maternelles et primaires de Gironde. Mais les mesures sanitaires rendent impossibles l'accueil simultané de tous les effectifs. Certains iront à l'école le lundi, d'autres le jeudi...une situation qui complique davantage la tâche des enseignants, déjà contraints par les gestes barrières.

C'est un peu l'inconnu (...) il y a tout un tas de situations très disparates dans tout le département

Marc Vieceli, co-secrétaire départemental du syndicat d'enseignants SNUIPP-FSU, regrette l'absence de lignes directrices claires au niveau national, pour guider les équipes enseignantes qui vont devoir faire respecter les gestes barrières à des groupes jusqu'à 15 enfants. "On est toujours pris entre le respect strict des protocoles sanitaires et les capacités réelles de l'école en termes de sanitaires, de place pour circuler dans les couloirs....c'est un peu l'inconnu pour savoir comment ça va se passer réellement." Combien d'élèves seront réellement accueillis chaque jour ? Marc Vieceli n'a pas de visibilité sur cette situation inédite. "Chacun a été un peu renvoyé à se débrouiller [tout seul]. Il y a tout un tas de situations très disparates dans tout le département."

Les équipes municipales sur le pont pour accueillir la nouvelle vague d'élèves

Si l'emploi du temps est un défi, car la Gironde compte tout de même plus de 150.000 écoliers dans le privé et le public, l'adaptation des locaux aux mesures sanitaires a aussi été un challenge. Les horaires d'entrée et de sortie, la cour de récréation, la cantine, tout a été repensé pour assurer cette rentrée. "On franchit un cap supplémentaire dans l'adaptation" explique Michel Labardin, maire de Gradignan. "On se donne par exemple la possibilité de faire trois services le midi à la cantine au lieu de deux. Sur le plan organisationnel, c'est une tâche qui est lourde (...) mais c'est tout à fait faisable et on est assez sereins sur la réussite." A Gradignan, 2056 élèves sont inscrits, dans 13 écoles, mais le maire estime que seuls 78% des effectifs seront présents cette semaine. 

L'école n'étant pas la même qu'avant, les parents ont peur que les enfants ne le vivent pas bien

Des parents garderont-ils les enfants à la maison même si toutes les écoles rouvrent ? Oui, répond François Coux, directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale. Il dit ne pas s'attendre "à un rush" ce lundi. Impression confirmée auprès de la présidente de la FCPE à Biganos, dont les enfants ne vont pas reprendre tout de suite le chemin de l'école. "Ce n'est pas que les parents ont peur de la contamination, mais l'école n'étant pas la même qu'avant, ils ont peur que les enfants ne le vivent pas bien" explique-t-elle. Les gestes barrières, l'absence de contact avec les autres enfants et les enseignants, "ça peut être anxiogène."

Affichette sur la porte d'une école à Bordeaux
Affichette sur la porte d'une école à Bordeaux © Radio France - Camille Huppenoire

L'adaptation des locaux, de la cour de récré, les enseignants qui jonglent entre différents groupes d'élèves : rien n'est simple. Et Stéphanie Anfray, présidente de la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves en Gironde, aimerait que plus de moyens soient donnés pour assurer l'accueil. "C'est une charge énorme pour les enseignants, les agents, les communes. Il faut donner des moyens humains et financiers." Elle demande d'ores et déjà un plan national pour la rentrée de septembre qui pourrait être tout aussi compliquée qu'aujourd'hui si la situation sanitaire ne change pas. 

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