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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : l'Etat poursuit des communes sans écoles, des élus réclament un protocole sanitaire allégé

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

35 municipalités qui refusaient de rouvrir leurs écoles ont été déférées devant les tribunaux administratifs par l'Etat a révélé le Journal du dimanche mardi. La réouverture ne pourra pas se faire sans assouplissement du protocole sanitaire plaident les élus des petites communes.

Reprise des cours dans les écoles primaires à Monaco, le 25 mai 2020.
Reprise des cours dans les écoles primaires à Monaco, le 25 mai 2020. © Maxppp - PHOTOPQR/NICE MATIN/Jean François Ottonello

L'Etat a décidé d'attaquer en justice 35 municipalités qui refusaient de rouvrir leurs écoles malgré le déconfinement scolaire débuté le 11 mai selon les informations du Journal du dimanche. Une fermeture parfois inévitable dans les petites communes selon le président de l'Association des petites villes de France et député socialiste de Seine-Maritime, Christophe Bouillon. "Il faudrait revoir la façon dont on applique le protocole sanitaire" a-t-il expliqué sur franceinfo ce mercredi estimant qu'il est actuellement "impossible" d'accueillir les élèves en respectant les consignes édictées par le ministère de l'Education nationale.

"Dans les conditions actuelles du protocole sanitaire, soit vous doublez le nombre de classes physiquement, soit vous doublez le nombre d'enseignants. Il y a un manque d'enseignants dans beaucoup d'écoles, c'est une des premières difficultés. La deuxième difficulté, c'est que physiquement, avec les espaces minimums qu'il faut réserver pour chacun des enfants, les règles de circulation pour la distanciation physique, c'est tout juste impossible dans beaucoup d'écoles d'organiser les choses au mieux" a-t-il détaillé.

Le protocole sanitaire, un "casse-tête" pour les petites communes

Les appels à assouplir le protocole sanitaire appliqué dans les écoles pour permettre le retour en classe de tous les élèves se multiplient ces derniers jours. Dix-sept maires franciliens de gauche, regroupés dans une coordination "bouclier anti-covid", ont adressé ce mercredi une lettre au Premier ministre en ce sens.

Selon Christophe Bouillon, "beaucoup de petites communes ont mis à disposition du personnel supplémentaire, ne serait-ce que pour nettoyer les écoles. Je refuse l'idée de mairies qui seraient récalcitrantes, qui traîneraient des pieds. On a plutôt des maires qui essaient de se sortir de ce casse-tête", a-t-il assuré. "Il y a une large majorité de communes qui ont pu ouvrir leurs écoles, parce qu'au début les effectifs étaient réduits. À partir du moment où les effectifs augmentent, c'est là que la difficulté devient beaucoup plus importante, et on arrive face à un mur qui est celui de ne pas pouvoir dédoubler les classes ni dédoubler le nombre de personnes."

Plusieurs communes condamnées 

La mairie de Marseille et six petites communes du Gard ont déjà été condamnées par la justice administrative à rouvrir des écoles le 15 juin. Les élus concernés avaient mis en avant la difficulté, notamment financière, à appliquer le protocole sanitaire et la persistance de risques de contagion. Inquiétudes partagées par Gérard Leneveu, maire de Giberville dans le Calvados, et contraint, par la préfecture, à rouvrir l'établissement de sa commune. "Je suis élu depuis 25 ans dans cette commune et républicain, j'assume la décision que j'avais pris de laisser l'école fermée pour des raisons sanitaires", a-t-il expliqué à France Bleu Normandie (Calvados - Orne). "Aujourd'hui, me voir menacé d'aller au tribunal je trouve que c'est très dommageable".

"Il faut que l'Éducation nationale, avant de s'attaquer à ses maires, soit capable elle-même de faire son travail, et notamment sur le fait d'assurer la présence d'enseignants dans toutes ses écoles", a réagi le président de l'Association des petites villes de France affirmant que "ce n'est pas le cas aujourd'hui."

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