Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Plan de déconfinement : précipité, flou et sans impératif pédagogique pour les enseignants

-
Par , France Bleu Sud Lorraine

Les réactions au discours du Premier ministre sur le déconfinement dans les écoles, collèges et lycées montrent que Edouard Philippe n’a pas rassuré les syndicats d’enseignants qui s’inquiètent du flou d’une rentrée précipitée sans souci pédagogique.

 Une réouverture des écoles précipitée, floue et sans impératif pédagogique pour les enseignants.
Une réouverture des écoles précipitée, floue et sans impératif pédagogique pour les enseignants. © Radio France - Thierry Colin

Le Premier ministre ne semble pas avoir réussi à rassurer les enseignants, en Meurthe-et-Moselle, dans l’une des régions de France les plus touchées par le coronavirus, Edouard Philippe n’a pas convaincu. Le Snes FSU et le Snuipp, les syndicats majoritaires dans les écoles, collèges et lycées ne cachent pas leurs inquiétudes dans une région où « les enseignants ont peur ».

15 élèves par classe, ça n’a pas de sens

Les syndicats estiment que les conditions ne sont pas remplies pour rouvrir les écoles et les collèges en mai. Pour Isabelle Nicolas, co-secrétaire du SNUIPP en Meurthe-et-Moselle, « ça reste très flou et très évasif » et « 15 élèves par classe, ça n’a pas de sens. Tous les gestes vont être compliqués, il va falloir avoir un regard extrêmement attentif toute la journée pour que le matériel ne circule pas. Les conditions ne sont pas réunies et on sent que l’on va aller travailler en sachant pertinemment que l’on va être les moteurs du retour de l’épidémie. Ca semble, pour une grande majorité d’enseignants, très inquiétant et très prématuré

On ne veut pas être responsables d’une seconde vague

Les enseignants exigent des masques et des conditions optimales et pour François Wey, une réouverture précipitée n’est pas une bonne chose « On ne veut pas être responsables d’une possible seconde vague, nous on parle de mise en danger de la vie d’autrui, et on ne veut mettre personne en danger » estime le co-secrétaire de la FSU en Meurthe-et-Moselle qui souhaite que l’Education nationale donne toutes les garanties pour une reprise dans de bonne condition. Un enseignant qui estime que la rentrée aurait pu se faire pour tous, dans de bonnes conditions, en septembre, en prenant le temps de préparer la rentrée. 

On appellera explicitement les collègues à ne pas se rendre dans les établissements

« Les plages restent fermées mais on rouvre les écoles » même incompréhension pour Eve Virot, professeure de collège, qui estime que le Premier ministre n’est pas honnête dans sa présentation : « Edouard Philippe nous présente ça avec un impératif pédagogique et pour une justice sociale or le fait que ce ne soit pas obligatoire mais sur la base du volontariat des familles et le fait de commencer avec les plus petits, maternelles et primaires, montre bien qu’il n’y a pas d’impératif pédagogique et de justice sociale. Que l’on soit clair : c’est une réouverture pour un accueil d’enfants et non plus pour l’éducation nationale » estime la co-secrétaire du Snes Fsu en Meurthe-et-Moselle. 

Et Eve Virot de préciser : « on attend le protocole national et là où les conditions de mise en œuvre de ce protocole ne seront pas réunies ou si le moyens nécessaires ne sont pas disponibles, on appellera explicitement les collègues à ne pas se rendre dans les établissements. »

Flou et évasif : écoutez Isabelle Nicolas, co-secrétaire du SNUIPP en Meurthe-et-Moselle.

On ne veut pas être responsables d’une seconde vague estime François Wey du Snes FSU.

Les plages restent fermées mais on rouvre les écoles remarque Eve Virot, du Snes FSU.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess