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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinenent : l'UNl et l'UNEF d'Avignon déplorent des conditions d'enseignement à distance inéquitables

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Vaucluse

L'Union nationale lycéenne et l'Union nationale des étudiants de France en Vaucluse réclament l’annulation de l’oral de français pour les lycéens et la validation nationale du semestre 2 pour les étudiants.

La poursuite des cours à distance tant au lycée qu'à l'université entraîne à la longue inégalités et lassitude face aux difficultés pour l'UNL et l'UNEF
La poursuite des cours à distance tant au lycée qu'à l'université entraîne à la longue inégalités et lassitude face aux difficultés pour l'UNL et l'UNEF © Getty - Stephen Swintek

Les deux  organisations affirment dans un communiqué commun que "la continuité pédagogique, et l’évaluation en ligne, sont devenus impossibles à tenir pour bon nombre de lycéens ou d'étudiants" .

Des inégalités de traitement entre les lycées pour l'Unl

Les lycéens vauclusiens seraient au moins 15% à être dépourvus d’ordinateurs individuels et un lycéen sur deux n’arriverait  plus à suivre ses cours. Pour Pablo Béjar secrétaire de l'Unl pour Avignon les trois quarts des lycéens  sont sans reprise des cours en appartement sans jardin et doivent partager l’espace de travail avec leurs frères et sœurs. "On a fait un sondage et beaucoup de lycéens nous ont répondu qu'ils ne sont pas équipés correctement, qu'ils n'ont pas le réseau, des problèmes de connexion ou de communication avec les lycées.

Déjà dans le confinement des inégalités se sont énormément creusées entre chaque lycée . Certaines fois dans le même lycée les cours ne sont pas du tout fait pareils d'une classe à l'autre. Et puis pour l'oral de français vu que le retour en cours n'est pas possible on ne voit pas comment le retour à cet examen le sera."

À l'université les étudiants ont aussi des soucis financiers pour l'Unef

Du côté de l'université l'Unef cette fois souligne par exemple qu'à la faculté de droit d’Avignon 37 % des étudiants déclarent ne pas avoir de connexion fiable permettant de passer des examens en ligne. Des difficultés matérielles rencontrés dans toutes les filières dénonce Samuel Le  Gall , secrétaire adjoint de l'Unef Avignon : "Déjà lorsque quand je réalise mon examen ou mon QCM à distance la connexion lâche, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que je pourrais le passer à nouveau ?

Et puis sur la question financière, il faut savoir qu'à l'université, en France, un étudiant sur deux est obligé d'être salarié pour financer ses études parce que les montants des bourses restent insuffisants. Et dans les mois de confinement c'est plus d'un tiers des étudiants qui ont perdu leur travail et qui ont du mal a payer leur loyer et le quotidien pour la nourriture.

Sans parler du fait que pendant l'été, il y a énormément de jobs étudiants qui ne pourront pas se faire. Pour prendre un exemple  : le festival d'Avignon !"

Les deux organisations lycéenne et étudiante réclament une série de mesures

  • Le dépistage systématique préalable à toute reprise de chaque élève et des personnels, avec le respect du secret médical.
  • L’embauche d’enseignants supplémentaires sous statut pour dédoubler les cours et TD et ainsi respecter les préconisations de distanciation.
  • Aucune évaluation à distance portant sur des cours en ligne qui ont eut lieu pendant le confinement et l' arrêt de l’évaluation de l’assiduité scolaire pendant le confinement.
  • La validation nationale du semestre 2 pour tous les étudiant.e.s et l’accès aux filières et établissements de son choix sans sélection.
  • L’annulation de l’oral de français pour les lycéens.
  • La mise en place immédiate d’une aide financière mensuelle de 700 euros au minimum par mois pour tou.te.s les étudiant.e.s jusqu’à la fin de la crise.

Les modalités d'attribution du bac 2020 paraîtront en début de semaine au Journal officiel

Une réorganisation marquée par l'annulation des épreuves terminales et la prise en compte du contrôle continu en raison du coronavirus Ces modalités a annoncé le ministère de l’Éducation nationale  concerneront d'abord les voies générale et technologique, puis la semaine suivante la voie professionnelle. La moyenne des moyennes des deux premiers trimestres, validée par le conseil de classe, sera ainsi remontée pour chaque discipline par l'établissement, en remplacement des notes aux examens habituellement passés par les élèves.

Cette feuille de notes ou "collante" sera transmise au jury avec le livret scolaire de l'élève, lequel intégrera également des appréciations des enseignants sur la manière dont il a continué à travailler au troisième trimestre, afin d'éclairer le jury. Le jury procédera à une harmonisation pour s'assurer qu'il n'existe pas d'écarts injustifiés et après délibération attribuera le diplôme, avec ou sans mention.

Il y aura toujours un oral de rattrapage pour les candidats qui auront au moins 8 de moyenne, mais moins de 10. Les premiers résultats du bac restent prévus le 7 juillet, tandis que les oraux de rattrapage seront organisés du 8 au 10 juillet. Ces modalités concernent les élèves des lycées publics ou privés sous contrat.

Pour le privé hors contrat, soit l'établissement est en mesure de délivrer un dossier de contrôle continu qui tiendra lieu de livret, soit les candidats devront passer les examens en septembre, comme les candidats.

La rentrée universitaire devrait de faire normalement en septembre pour la ministre de l'Enseignement supérieur

Frédérique Vidal sur l'antenne de France Inter a confirmé que "la date de rentrée ne sera pas modifiée" pour l'enseignement supérieur et "se fera bien comme d'habitude au mois de septembre (...) si les conditions sanitaires le permettent". "Pour éviter les amphis bondés", les enseignants "pourront proposer qu'une partie des cours soit dématérialisée", mais "il y aura aussi du présentiel (car) c'est très important de renouer le lien direct" entre les professeurs et les étudiants, a-t-elle souligné.

Interrogée sur l'accueil des étudiants à la rentrée ( jauge maximale en amphithéâtre, port du masque ou non, etc. ), la ministre a répondu "être en train de travailler cela avec les établissements" sans donner plus de détails. "Ce qui est très important c'est que l'on puisse prévoir des conditions sanitaires qui demandent des restrictions pour être prêts dans le pire des cas" car il est "toujours plus facile de lever des contraintes que de ne pas les avoir prévues", a-t-elle conclu.

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