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Éducation

"Délaissés", les élèves du lycée agricole de Théza manifestent pour de meilleures conditions d'enseignement

lundi 10 décembre 2018 à 17:10 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Roussillon

Au moins 80 élèves et étudiants du lycée agricole de Théza (Pyrénées-Orientales) ont manifesté lundi 10 décembre contre le manque de budget accordé à leur établissement. Ils dénoncent notamment des locaux et infrastructures vétustes.

Les lycéens de Théza ont posé plusieurs pancartes et couché les poubelles devant le parking de l'établissement.
Les lycéens de Théza ont posé plusieurs pancartes et couché les poubelles devant le parking de l'établissement. © Radio France - Alexandre Berthaud

Théza, France

Ils étaient entre 80 et 100 étudiants du lycée agricole de Théza à manifester presque "symboliquement" devant le parking de leur établissement : "ceux qui veulent y rentrer le peuvent, sans problème". Mobilisation contre un manque de moyens dans leur lycée, ils dénoncent des infrastructures vétustes, comme le terrain de sport ou l'internat. Parmi leurs motifs de colère, aussi, la hausse du prix de l'inscription à l'université, la réforme du bac, le manque de cohérence entre leur enseignement (respect de l'écologie avant tout) et leur environnement (des pesticides utilisés par les agriculteurs autour).

"On n'est pas là pour casser du flic comme dans les lycées urbains"

"On n'est pas des casseurs comme les autres lycées urbains", "on sait pour quelle cause nous manifestons" : d'entrée de jeu les élèves (lycéens) et étudiants (de BTS) du lycée agricole de Théza ont tenu à mettre les choses au clair. En échangeant avec eux il n'est compliqué d'arriver au même constat. Ils ne brûlent pas les poubelles, préfèrent les coucher sur la route, bloquer l'accès au parking, et écrire sur des pancartes leurs revendications. 

Ils parlent de l'internat où le chauffage n'est pas vraiment réglable, où l'on compte huit douches dont la moitié sans thermostat pour 54 filles. Ils parlent aussi de leur gymnase plein d'amiante et du champ de patate plein de trous qui leur sert de terrain de rugby : depuis le début de l'année on compte déjà 14 entorses de la cheville.

Les gilets jaunes des lycéens

Comme les gilets jaunes de province, ils se sentent oubliés de Paris et du ministère de l'agriculture (c'est lui qui finance les lycées agricoles et non pas l'éducation nationale). Myrtille, une professeure, témoigne du soutien de l'équipe enseignante : "on subit tous ces restrictions budgétaires, l'option cinéma audiovisuel que j'enseigne est par exemple supprimée, on manque aussi de salles de classes". Selon le proviseur-adjoint l'internat sera bientôt rénové, pour le reste les manifestants comptent bien se battre pour leur avenir.

Des pancartes avec des revendications comme "l'équité entre lycées" ou "libre accès à l'université" étaient posées devant le lycée en grève de Théza. - Radio France
Des pancartes avec des revendications comme "l'équité entre lycées" ou "libre accès à l'université" étaient posées devant le lycée en grève de Théza. © Radio France - Alexandre Berthaud