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Éducation

Auxerre : des enseignants incitent au boycott du jury de délibération du baccalauréat

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Par , France Bleu Auxerre

Une vingtaine de professeurs se sont rassemblés jeudi devant le lycée Jacques-Amyot à Auxerre, où se tenaient les jurys délibération du baccalauréat. Ils ont protesté contre la décision de Jean-Michel Blanquer de remplacer les notes manquantes de l'examen par des notes du contrôle continu.

Les enseignants se sont rassemblés ce jeudi matin devant le lycée Jacques Amyot, à Auxerre, où avaient lieu les jurys de délibération du Baccalauréat.
Les enseignants se sont rassemblés ce jeudi matin devant le lycée Jacques Amyot, à Auxerre, où avaient lieu les jurys de délibération du Baccalauréat. © Radio France - Flore Catala

Auxerre, France

Faire en sorte que tous les candidats du baccalauréat aient leur note demain, en remplaçant les éventuels résultats manquants par des notes de contrôle continu : l'annonce faite hier par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer est loin de ravir les professeurs, déjà remontés face aux réformes du lycée engagées par le gouvernement.

Le sujet anime les conversations des enseignants grévistes rassemblés jeudi matin devant les grilles du lycée Jacques-Amyot à Auxerre (Yonne). À l'origine mobilisés pour inciter au boycott des jurys de délibération du baccalauréat, ils espèrent aussi convaincre leurs collègues de s'opposer à la décision du ministère, et de refuser de communiquer les notes données au élèves durant toute l'année.

Robin Vernoy, professeur de philosophie à Toucy est posté à l'entrée du lycée. Il sensibilise tous ceux qui entrent dans l'établissement à agir : "on essaye de convaincre les collègues qui voudraient entrer dans ces jurys de délibération qu'il est encore temps de lutter. On les incite en particulier, depuis l'annonce d'hier soir, à _voter des motions pour dire non_, nous refusons d'entrer des notes en les prenant dans le contrôle continu."

Postés à l'entrée du lycée, les grévistes incitent les membres du jury à ne pas se rendre aux délibérations. - Radio France
Postés à l'entrée du lycée, les grévistes incitent les membres du jury à ne pas se rendre aux délibérations. © Radio France - Flore Catala

Julien Gauthier, membre du jury, a décidé de se mettre en grève suite aux annonces de la veille, et de ne pas siéger et délibérer sur les notes des candidats. Pour lui, se reporter sur les notes du contrôle continu est une décision injuste et grave, qui trahit les élèves. 

"C'est une rupture d'égalité grave entre les candidats" - Julien Gauthier, professeur de philosophie. 

Selon les professeurs rassemblés devant le lycée, la décision apparaît comme un passage en force de plus du ministre de l'Éducation nationale. "C'est seulement pour garder la face, et montrer qu'il a gagné en réussissant à publier les résultats en temps et en heure" s'insurge Julien Gauthier. "Mais il le fait au détriment des élèves !" 

Des élèves que les professeurs mobilisés assurent vouloir défendre, et non pénaliser. "On n'est pas en train de saboter le bac, on est en train de le sauver" rappelle Robin Vernoy qui, comme d'autres correcteurs, a refusé de communiquer les notes des copies de bac sur lesquelles il a travaillé. "Trois jours de perdus sur le rendu des notes, ce n'est rien par rapport aux nombreuses années de lycée gâchées par la réforme".