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Économie – Social

Des dizaines de formations en alternance peinent à trouver preneur dans le Grand Avignon

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Vaucluse

Si vous cherchez un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, c'est le moment de postuler ! Jeunes et recruteurs se sont rencontrés ce lundi lors de "Cap sur l'alternance" à Montfavet. Les débouchés sont bien là : certaines formations peinent même à recruter dans le Grand-Avignon.

Jeunes et recruteurs se rencontrent à l'occasion du salon "Cap Alternance" ce lundi à Montfavet.
Jeunes et recruteurs se rencontrent à l'occasion du salon "Cap Alternance" ce lundi à Montfavet. © Radio France - Marie Rouarch

Avignon, France

La rentrée 2019 se prépare déjà en coulisses, notamment si vous êtes à la recherche d'un contrat d'apprentissage ou d'un contrat d'alternance. Les employeurs sont en plein recrutement. Ce lundi, des entreprises du BTP, du social, de l'industrie ou encore des transports, mais aussi des CFA, organismes de formation, missions locales, se sont réunis à Avignon, pour le salon "Cap sur l'alternance". Objectif : sensibiliser les jeunes à l'alternance et aux formations qui recrutent, du CAP au master. Avec des dizaines de postes à la clé.

Et les débouchés sont nombreux ! Oui, certaines filières sont encombrées : il faut parfois chercher pendant quelques temps avant de trouver une entreprise où réaliser son alternance en coiffure, en esthétique ou en comptabilité. Mais dans le même temps, certains secteurs peinent à recruter des apprentis.

"Les métiers de la logistique par exemple, explique Nora Chabane, conseillère en insertion sociale et professionnelle, en charge de l'alternance à la mission locale jeunes du Grand Avignon. Les métiers de préparateurs de commande, de manutentionnaires, ceux de l'industrie, de la propreté, de l'eau, etc. Ce sont des secteurs méconnus ou ils n'ont pas bonne presse et pourtant, ils recrutent, ils sont prêts à former et à garder les alternants si l'apprentissage se passe bien."

"Pourquoi les candidats rechignent ? Personnellement, je n'arrive pas à l'expliquer." - Mickaël, recruteur pour Azur Trucks à Vedène

Et dans les faits, certains stands attirent moins que d'autres à "Cap sur l'alternance". Pas de candidat pour Mickaël par exemple. Il recherche pourtant deux alternants pour Azur Trucks à Vedène et plus d'une dizaine d'autres postes cherchent preneurs dans les autres sites de l'entreprise. "Quelques jeunes sont venus me voir mais le poids lourd ne fait pas rêver. C'est un métier qui a du débouché et un avenir, alors il faut s'y intéresser", lance t-il.

Peu de candidats pour la logistique, l'industrie, la chimie, les transports...

Même constat pour Théodore Covindan dans l'industrie ou Didier Paya dans la logistique. Les candidats pour des contrats d'apprentissage ou de professionnalisation sont rares. "Un seul CV dans la bannette, constate le premier, un peu amer, alors que toutes les entreprises ici recrutent". Et sans critère de diplôme, seule la motivation compte. Lui aurait 30 à 40 postes à pourvoir dans le groupement d'employeurs industriels qu'il représente. "C'est peut-être une question d'image, analyse-t-il. On a encore en tête l'idée du manutentionnaire qui met un article dans une boîte à la chaîne, mais les métiers ont beaucoup évolué. On manque de visibilité je pense."

"L'activité reprend un peu partout et l'industrie est peut-être un secteur moins attractif." - Théodore Covindan, recruteur 

Des métiers méconnus, des filières aussi, note Didier Paya. "Il y a beaucoup de flou, beaucoup ne savent pas ce qu'est un contrat d'apprentissage ou un contrat de professionnalisation, ce qu'il implique, quelle formation, etc." Les recruteurs militent donc pour davantage d'information auprès des jeunes, dans leurs établissements scolaires, sur les débouchés de l'alternance pour changer la mauvaise image de la filière, notamment chez de nombreux parents.