Éducation

Des écoliers nîmois se mettent dans la peau de non-voyants

Par Jeanne-Marie Marco, France Bleu Gard Lozère vendredi 19 mai 2017 à 19:49

Les écoliers nîmois au Carré d'art à Nîmes
Les écoliers nîmois au Carré d'art à Nîmes © Radio France - Jeanne marie Marco

Une séance de cinéma sans image a été organisée à Nîmes par la Fédération des aveugles et amblyopes Gard-Lozère. Une centaine d'écoliers a écouté une histoire les yeux bandés.

La séance de cinéma sans image a eu lieu ce jeudi après-midi à la médiathèque de Carré d'art. Une centaine d'écoliers du quartier, de CM1-CM2, étaient présents. Les yeux bandés, ils ont écouté le film sonore Louis Braille, l'enfant lumière, produit par Jean Musy et Anne Marie David. Une séance organisée dans le cadre du centenaire de la Fédération des aveugles et amblyopes de France Gard-Lozère.

53 minutes les yeux bandés

Pour se mettre dans la peau des non-voyants, les enfants se sont bandés les yeux avant d'entrer dans la médiathèque. La créatrice du cinéma sans image leur a alors expliqué le concept :"Tous les jours, on vous transmet des images [...] avec ce masque sur les yeux. Si vous voulez trouver cette image il faut que vous vous concentriez sur ce que vous entendez [...]. Vos oreilles vont devenir vos yeux."

Les écoliers les yeux bandés à la médiathèque de Carré d'art à Nîmes - Radio France
Les écoliers les yeux bandés à la médiathèque de Carré d'art à Nîmes © Radio France - Jeanne marie Marco

Pendant 53 minutes, les écoliers ont alors écouté la vie de Louis Braille, l’inventeur français du système d’écriture tactile à points saillants, à l’usage des personnes aveugles.

Ceux qui ont réussi à rester concentrés comme Mathieu racontent :"Avec les sons, j'ai vu comment c'était". Léa a imaginé le physique de Louis Braille : "Un visage rond, les cheveux blancs avec une queue de cheval derrière."

REPORTAGE I Revivez la séance de cinéma sans image

La créatrice du cinéma sans image espère faire comprendre aux enfants "qu'on est toujours le différent de quelqu'un [...] c'est aplanir la peur des autres".

Une expérience qui fait grandir assure Anne Marie David : "Mon oreille se tend beaucoup plus sur l'extérieur [...] les spectateurs ressortent plus proches des autres".