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Des enseignants sarthois inquiets pour la rentrée de septembre 2020

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Par , France Bleu Maine

Lors d'un rassemblement devant l'inspection académique au Mans, ce mercredi 24 juin 2020, des enseignants sarthois ont exprimé leurs inquiétudes quant à la rentrée scolaire de septembre. Pour l'instant, il y a beaucoup d'incertitudes.

Une petite centaine d'enseignants s'est rassemblée devant l'inspection académique au Mans, ce mercredi 24 juin 2020.
Une petite centaine d'enseignants s'est rassemblée devant l'inspection académique au Mans, ce mercredi 24 juin 2020. © Radio France - Clémentine Sabrié

Une petite centaine d'enseignants s'est rassemblée devant l'inspection académique au Mans, ce mercredi 24 juin 2020. Ils répondaient à l'appel de l'intersyndicale sarthoise de l'enseignement pour dénoncer les politiques mises en place par le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, et sa gestion du confinement et du déconfinement. Alors qu'il reste un peu plus d'une semaine de cours obligatoires, les profs préparent déjà la rentrée de septembre. C'est à ce moment de l'année qu'ils la préparent habituellement. "On a beaucoup d'incertitudes sur le protocole [sanitaire], les enseignements en présentiel ou en distanciel", explique Quentin Legay, instituteur à l'école primaire des Sablonnières au Mans et secrétaire général du syndicat Force Ouvrière enseignement en Sarthe.

Nous sommes encore totalement dans le flou.

Pas encore de solution concrète pour les élèves "décrocheurs"

"On considère que l'année s'est arrêtée le 13 mars", date de l'annonce de la fermeture des écoles à cause du Covid-19, explique Julien Cristofoli, secrétaire départemental du SNUipp-FSU. Matthieu, professeur d'histoire-géographie dans un collège du Sud Sarthe, n'a pas encore revu 20% de ses élèves. Ils ne reviendront pas avant les vacances scolaires. Ils n'auront pas eu de lien physique avec le collège pendant plus de cinq mois. C'est grave, selon Matthieu, car la "continuité pédagogique" par internet n'a pas fonctionné avec tout le monde. "Au niveau des connaissances et de la sociabilité, on est très loin de ce que l'on aurait pu faire en conditions réelles", estime ce jeune professeur. Il sait déjà qu'il devra faire "un accompagnement psychologique et scolaire particulier" à la rentrée. 

Ariane Colou, professeure de Sciences économiques et sociales au lycée Malraux, à Allonnes, voudrait "de l'accompagnement personnalisé, des petits groupes, des dédoublements de classe". Selon elle, il faudrait aussi "réaménager les programmes, parce que les enseignants auront du mal à effectuer la totalité des programmes tels qu'il sont prévus."

Invité sur France Inter, lundi 22 juin, Jean-Michel Blanquer a annoncé : "On va laisser aussi beaucoup de marge de manœuvre aux acteurs, c’est-à-dire aux établissements, pour concevoir leur propre manière de faire ce rattrapage, en leur donnant des moyens à la fois en heures supplémentaires, mais aussi en liberté d’organisation." Pour l'instant, le ministère de l'Education nationale n'a pas donné de précisions. Pour Matthieu, ça va à l'encontre de la politique menée par le gouvernement ces dernières années. En plus des complications liées au protocole sanitaire, "on a aussi les problèmes habituels, les suppressions de postes et d'heures", souligne-t-il. "On aura beaucoup de mal à traiter les personnes qui auront besoin d'accompagnement, encore plus que d'habitude." Comme les autres enseignants présents à la manifestation du 24 juin, au Mans, il rejette la mise en place d'évaluations systématiques à l'entrée de chaque niveau. 

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