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Éducation

Des étudiants occupent un amphi de Sciences Po Reims

mardi 24 avril 2018 à 18:47 Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne

Depuis lundi soir, le principal amphi de Sciences Po Reims est occupé jour et nuit par des élèves. Depuis le début du mouvement contre la réforme de l'accès à la faculté, c'est la première fois que des étudiants rémois se mobilisent.

Le campus de Sciences Po Reims
Le campus de Sciences Po Reims © Radio France - Aurélie Jacquand

Reims, France

Ce n'est que ce mardi vers 10h15 que le campus de Sciences Po Reims a rouvert, après un peu plus d'une nuit de blocage. Les étudiants se pressent vers l'entrée, pour la plupart soulagés : "Je vais pouvoir passer mes examens", explique l'un d'entre eux. La veille, lors d'une assemblée générale qui réunissait 128 élèves (soit moins d'un dizième de l'effectif total de Sciences Po), le blocage de l'amphithéâtre principal était voté et l'administration prenait la décision de fermer les bâtiments, pour des raisons de sécurité.

Une cinquantaine d'étudiants ont donc dormi dans l'amphi : "C'était sympa, bonne ambiance", nous dit Tom qui précise : "On n'a jamais voulu bloquer tout le campus, au contraire, on veut que tout ceux qui le veulent puissent aller en cours". Quitte à ce que le mouvement, lancé pour soutenir les protestations qui ont lieu depuis des semaines dans les universités, ait moins de poids. "Notre but", ajoute-t-il, "C'est de créer des débats, d'échanger, de sensibiliser, sur des sujets divers comme les violences policières, la loi asile et immigration ou la loi Vidal".

L'administration de Sciences Po Reims avait pourtant mis une salle à disposition des élèves pour leur permettre d'avoir ces échanges, mais "C'est une façon de faire croire qu'on entretient la parole alors qu'on la muselle", conclut Tom.

Sciences Po, comme un symbole de la sélection des étudiants à l'université

En tête de la contestation, la loi Vidal qui réforme l'accès à l'enseignement supérieur. Devant Sciences Po Reims, Fiona explique : "On veut remettre ce débat au coeur de notre école, parce qu'on est nous-mêmes passé par un parcours ultra sélectif. Sciences Po se présente comme un modèle, Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont passés par-là et pour eux c'est à ça que doit ressembler l'Université, alors que nous on affirme que ça ne devrait pas être ça l'éducation. _C'est Sciences Po qui devrait s'ouvrir plus et non les Universités qui devraient sélectionner plus_".

Les occupants de l'amphi affirment qu'ils resteront à l'intérieur jour et nuit aussi longtemps que nécessaire et pour ça ils se relaient, rentrent chez eux quelques heures le temps d'une douche et d'un repas, avant de revenir au campus. A l'entrée du Campus, deux agents de sécurité fouillent les sacs des élèves, plan vigipirate oblige, mais ce mardi matin ils font aussi la chasse à la nourriture, pour éviter que le mouvement ne s'installe dans la durée.