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Éducation

PHOTOS - Des fouilles dans le Niolu : la Corse renoue avec son histoire

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Par , France Bleu RCFM, France Bleu

Un mois de fouilles dans le Niolu (Haute-Corse) pour découvrir quelle était la vie des premiers Corses. Une équipe d'une dizaine de chercheurs, spécialistes et étudiants a déjà découvert de nouvelles tombes de l'Âge du Fer, la Protohistoire.

Les fouilles menées par Ghjuvan Filippu Antoloni mettent au jour la vie des premiers Corses.
Les fouilles menées par Ghjuvan Filippu Antoloni mettent au jour la vie des premiers Corses. - GF Antoloni

Calasima, Albertacce, France

Leur plus grand rêve : tomber sur un os.  Depuis plus de douze ans, le Niolu (Haute-Corse) est le théâtre de fouilles archéologiques. Un mois de travail, pinceaux en main pour une dizaine de chercheurs et d'étudiants du continent, de l'étranger et bien sûr de Corse !  L'équipe menée par Jean-Philippe Antolini, docteur en archéologie préhistorique et conservateur du musée d'Albertacce a déjà découvert de nouvelles tombes et des ossements datant de la Protohistoire, une période datée de -800 à -500 avant Jésus Christ. Une opération subventionnée par le parc naturel régional de Corse, le laboratoire régional d'archéologie la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), l'Assemblée de Corse et autorisée par la Préfecture.

Priorité aux étudiants corses

En Corse, très peu de tombes de l'époque sont encore intactes : la place est limitée sur l'île et les premiers peuples de bergers ont occupé les abris qui servaient de sépulture pour se protéger. Parmi les étudiants recrutés via le site du Ministère de la culture, des jeunes venus du continent, une étudiante roumaine mais aussi -et surtout!- de jeunes corses. Un impératif pour Jean-Philippe Antolini : "On donne une préférence aux corses qui font la demande, on les prend systématiquement. C'est une manière pour nous de former des jeunes, et surtout :

"C'est une manière pour les Corses de se réapproprier leur Histoire, alors que l'Histoire de la Corse n'est toujours pas enseignée dans les écoles." - Jean-Philippe Antolini

Et ce malgré les différentes revendications, portées "depuis plus de 40 ans", soupire le chercheur. Un chercheur qui se désole également du peu de moyens dont dispose la recherche archéologique sur l'île. 

Chaque année, "1200  ans de retard sur la Sardaigne"

L'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) finance deux archéologues permanents en Corse, "avec un matériel dont on ne sait pas toujours où il finit" précise Jean-Philippe Antolini. "Les Sardes ont une centaine d'archéologues payés à l'année pour fouiller. Ils ont mis en place un véritable service archéologique pour fouiller. En Sardaigne, vous avez des sites mis en valeurs, compris, protégés, que les touristes peuvent découvrir".

"Vous arrivez en Corse, vous devez faire preuve de beaucoup, beaucoup d'imagination sur les sites qui n'ont pas encore été détruits." - Jean-Philippe Antolini

Pourquoi une telle différence ? Pour l'universitaire, pas de doute : l'indépendance de la Sardaigne depuis 70 ans y est pour beaucoup.

Les fouilles à Niolu vont durer jusqu'au 30 juillet. - Aucun(e)
Les fouilles à Niolu vont durer jusqu'au 30 juillet. - GF Antolini
Les fouilles ont permis de découvrir une véritable nécropole. - Aucun(e)
Les fouilles ont permis de découvrir une véritable nécropole. - GF Antolini